Qualifications des Lions Indomptables pour la CAN 2015

LA SYMBOLIQUE D’UNE NATION UNIE ET ARRIMEE A L’ESPOIR

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Ceux qui connaissent l’importance du football en Afrique en général, et au Cameroun en particulier savent combien la brillante qualification des Lions indomptables pour la phase finale de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2015) qui se disputera au mois de janvier de l’année prochaine en Guinée équatoriale revêt une importance capitale pour le pays du Président Paul Biya dont on connaît aujourd’hui les défis du développement et le contexte de la guerre qu’il mène sur les fronts de nord-ouest de l’Extrême-Nord contre Boko Haram et à l’Est contre les ex-rebelles centrafricains et les coupeurs de routes.

Le football est le sport-roi en Afrique, c’est connu et c’est indéniable. Il est un puissant outil de développement et d’unité des peuples. Le football est surtout, aussi, un stimulant moral et de fierté nationale. Quand un pays gagne, tout le peuple est en joie, qu’importe l’appartenance ethnique, on fait la fête aux quatre coins de la République. Nul n’ignore les retombées des victoires engrangées par le Cameroun lors des CAN victorieuses de 1984, 1988, 2000 et 2002, lors des Jeux Olympiques de Sydney en 2000 et lors des exploits du Cameroun lors de la phase finale de la Coupe du monde en 1990, année charnière où les Lions indomptables atteignirent les quarts de finale, en octroyant une cinquième place à l’Afrique dans les phases finales de la Coupe du monde…

A chaque victoire, le Cameroun entier a explosé de joie et d’allégresse en brandissant le drapeau vert-rouge-jaune, de Bakassi à Kolofata, d’Amchidé à Yokadouma, de Bamenda à Kumba, de Bertoua à Ambam, partout en cas de victoire, c’est le Cameroun, havre de paix, d’hospitalité et d’unité qui gagne, et qui fait la fête. La brillante qualification des Lions indomptables pour la prochaine CAN est le signe de la relance de notre mouvement sportif, il symbolise aussi la renaissance de l’espoir mis en berne avec la piètre prestation du Cameroun à la dernière Coupe du monde de football disputée en juin 2014 au Brésil.

La débâcle des Lions indomptables enfouie dans l’indiscipline affecta toute la nation, au point de laisser semer le doute sur l’avenir du football camerounais, et par ricochet, l’incapacité d’exploits de la jeunesse nationale à travers laquelle le chef de l’Etat identifie les Lions indomptables. Le fiasco du Cameroun au Brésil coïncidait avec le début de la guerre contre Boko Haram, et fut perçu comme une mauvaise note supplémentaire au tragique tableau de la guerre. Le désespoir d’un peuple n’est jamais loin en pareille situation. Le mérite du Cameroun est de n’avoir pas cédé à la panique généralement observée dans pareille situation. Après la mauvaise prestation à la Coupe du monde, le Président Paul Biya,, en homme réfléchi et tempéré a pris ses responsabilité en instruisant au Premier ministre de lui fournir un rapport succinct attenant aux rasions de la débâcles au Brésil, tout en jetant les perspectives d’une réhabilitation urgente de notre football. Sans bruit ni tintamarre le Cameroun a tiré les leçons de l’échec du Brésil. Sans vouer les fauteurs de trouble aux gémonies, le pays a vite fait sa mue. Les résultats n’ont pas tardé.

La force d’une Nation est de savoir se relever. Le Cameroun n’a jamais sombré dans le désespoir malgré l’ampleur de la difficulté rencontrée. Les Lions indomptables se sont reconstruits sur la base absolue du patriotisme, le même qu’affichent nos forces armées sur le front de l’Extrême-Nord où nous combattons un ennemi sournois et sans visage, sans revendication précise sur les mobiles de leur guerre et sans objectif si ce n’est celui de créer le désarroi et la terreur parmi les populations. Mal leur en a pris, le 15 octobre dernier, alors que le match Cameroun-Sierra Léone était retransmis à la télévision, les membres de la secte islamiste qui croyaient que les militaires camerounais étaient concentrés à regarder le match à la télé attaquèrent le camp du BIR à Amchidé. Ils furent désillusionnés, massacrés et leurs chars calcinés. Le football ne détourne pas l’attention de l’armée. De même, la guerre ne détourne pas notre détermination collective au développement. Que ceux qui croyaient le Cameroun perdu se trompent. Le pays est debout ! Malgré les dépenses et les pertes que nous impose la guerre contre Boko Haram, le pays tient le cap de sa modernité.

La guerre peut ralentir notre détermination à vaincre la pauvreté, mais elle ne peut pas nous dispenser de notre ambition à atteindre l’émergence d’ici 2035. La reconstruction du football camerounais est là pour certifier que la construction du Cameroun se poursuit inexorablement malgré les affres de la guerre. Outre les projets structurants qui sont en cours de réalisation, l’organisation de la CAN féminine de 2016 et celle masculine de 2019 constituent des grands projets d’investissements publics qui feront changer la face du Cameroun et boosteront la course vers l’émergence. D’ici 2020, le Cameroun va changer et va se moderniser à la vitesse éclaire d’une météorite.

La CAN est un outil de développement en cela qu’elle actionne des chantiers en infrastructures routières, en BTP, avec la construction des stades, des hôtels, des sites touristiques et l’activation du marché de l’emploi. La qualification du Cameroun pour la CAN 2015 est un motif d’espoir pour un peuple pacifique, uni, hospitalier et déterminé à se développer, malgré tout.

@AfricaPresse.com: Salomon Ewane

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