Election à la Fécafoot: Bell met en garde la Fifa

Au cours d’une réunion du CCRFC tenue vendredi dernier à Yaoundé, l'ancien gardien de but des Lions indomptables a fait savoir que l'instance suprême du football n'a pas de leçons à donner au Cameroun.

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La rencontre du Comité citoyen pour le redressement du football camerounais (CCRFC) du 5 avril dernier avait pour objectif principal l'évaluation de ses activités sur le terrain, Interpellé par la presse sur la récente correspondance de la Fifa (Fédération internationale de football association), datée du 4 avril 2013, et dans laquelle l'instance mondiale du football fait part de sa position en demandant une révocation de la décision du Ministère des Sports et de l'éducation physique (Minsep) de sursoir au processus électoral qui a été engagé par les dirigeants de la Fécafoot (Fédération camerounaise de football), le CCRFC, à travers la voix de Joseph Antoine Bell, n'a pas manqué de réagir.

Pour l'ancien international camerounais, «si la Fifa veut réguler les agréments dans les pays, elle deviendrait elle-même désormais un super pays. Il faudrait qu'on soit capable de se lever contre cela et je voudrais rappeler d'ores et déjà que cette lettre là ne nous ébranle pas. Le Cameroun doit pouvoir faire la loi chez lui. La Fifa attendra que les dirigeants fédéraux camerounais soient des dirigeants élus, un point un trait. Elle n’a pas à nous dire comment on procède».

Par ailleurs, le CCRFC a déclaré ne pas vouloir porter un candidat à la présidence de la Fécafoot. Selon Roger Milla, le Comité citoyen n'a pas de candidat à la présidence de la Fécafoot, «Notre combat pour l'instant est de faire partir ceux qui sont là et qui contribuent à tuer notre football. Après, tout Camerounais qui aime le football peut devenir Président de la Fécafoot», a fait savoir l'Ambassadeur itinérant.

Verrouillage du code électoral

Le CCRFC a également tenu à dénoncer les stratagèmes mis en place par l'équipe dirigeante sortante de la Fécafoot pour se maintenir aux commandes. Pour Emmanuel Mye Elemva, ancien capitaine des Lions indomptables du Cameroun et Président du CCRFC, «la décision du Minsep est salutaire dans la mesure où le code électoral avait totalement verrouillé le jeu démocratique et que dans ces conditions, l'équipe en place au niveau de la Fédération devait revenir aux affaires de manière inéluctable».

Ainsi, au sujet de la future élection, quatre récriminations ont été formulées par le CCRFC. Il s'agit de la composition du corps électoral au sein des assemblées départementales et régionales dans lesquelles les membres des conseils sortants sont d'office membres des nouvelles assemblées de la Fécafoot. «Les textes de la Fécafoot et de la Fifa prescrivent qu'après un mandature, tout le monde doit aller chercher son mandat à la base par vote. Voila donc une compétition qui commence avec les responsables actuels de la Fécafoot qui se sont mis déjà de côté 40 à 60% des voix», informe M. Mvé Elemva.

Par ailleurs, le CCRFC s'offusque contre le fait que les Commissions spécialisées (20% de l'électorat) dont les membres sont nommés par le Président de la Fécafoot fassent parties du collège électoral. Le Comité demande aussi la mise à l'écart des 43 ligues départementales qui n'ont pas organisé de compétitions au cours de la saison écoulée, et la réhabilitation de l'Association des footballeurs du Cameroun (AFC) suspendue depuis quelques temps par la Fécafoot «afin de permettre aux footballeurs qui constituent le premier corps de métier, de prendre part aux élections».

© Joseph Samuel Zoé | L'Actu

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