Coupe du Monde 2014 - Primes: Les Lions exigent 150 millions de FCFA

Le capitaine Samuel Eto'o Fils et ses coéquipiers ont décidé de réclamer comme primes de participation, 150 millions Fcfa chacun.

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 Le capitaine Samuel Eto'o Fils et ses coéquipiers ont décidé de réclamer comme primes de participation, 150 millions Fcfa chacun. En plus des primes de participation, les Lions indomptables exigent 30 millions de Fcfa par joueur et par match gagné au premier tour, contre 50 millions pour chaque victoire acquise lors du second tour. Ensuite, Samuel Eto'o et ses coéquipiers décidément sur un nuage, réclament individuellement 100 millions de Fcfa pour la demi-finale et la finale. Des trente-deux (32) nations participantes au Mondial 2014, les Lions indomptables sont l'équipe qui demande le plus d'argent. Ils croiseront le Mexique le 13 juin, la Croatie cinq jours plus tard et le Brésil en date du 23 juin dans le cadre du groupe A. Propositions balayées maladroitement par le Minsep Adoum Garoua et le président du Comité de normalisation de la Fecafoot Joseph Owona.

L'agacement est perceptible en haut lieu et aussi entre certains joueurs et le staff puisque les négociations auraient du être bouclées depuis belle lurette. Jean II Makoun, le sociétaire du Stade Rennais en ligue 1 française, dans une interview accordée la semaine dernière au site internet mboafootball.com, a reconnu qu'il existe effectivement un problème de primes. «C'est sûr qu'il y a une discussion au niveau des primes et on ne va pas se le cacher. Néanmoins, en ce qui concerne les chiffres, nous préférons les garder pour nous pour le moment, en attendant que ce soit officiel (..) A ce moment, nous vous donnerons les détails de tous les chiffres. Mais je reconnais qu'une discussion au sujet des primes existe bel et bien et elle est en cours», a déclaré le milieu de terrain camerounais.

Pourtant, dans d'autres pays africains qualifiés pour cette Coupe du monde, il n'y a pas eu d'éclats de voix. Les montants de primes de participation ont été fixés de commun accord, soit 40 millions de Fcfa au Nigeria, 50 millions de Fcfa pour les Eléphants de Côte d'Ivoire et 37 millions pour les Black stars du Ghana. En Allemagne, l'un des prétendants au titre, les primes seront fixées en fonction des résultats à partir de la qualification pour les quarts de finale). Enfin, les Français recevront des sommes allant de 49 millions à 87 millions pour le premier tour, et 216 millions de Fcfa en cas de victoire finale.

Au-delà de la revendication des primes, les joueurs camerounais ont posé d'autres exigences. Ainsi, ont-ils contraint le président du Comité de normalisation de la Fecafoot à s'engager, par écrit, à utiliser les retombées du Mondial 2014 pour le développement du football camerounais. Comme on le constate, une participation en Coupe du monde représente à la fois un certain prestige et une rentrée financière non négligeable pour les sélections et les fédérations nationales. Les retombées financières de la Coupe du monde brésilienne sont énormes. Au terme du premier tour, le Cameroun aura reçu de la Fifa environ cinq milliards Fcfa. Des revenus qui pourraient finir dans les poches de certains dirigeants véreux. De même, les joueurs exigent de voir les contrats ficelés en vue des principaux matches amicaux qu'ils auront à livrer, notamment ce 26 mai contre la Macédoine, le 29 mai courant contre le Paraguay et le 1er juin prochain contre l'équipe nationale allemande.

Cette situation explosive embarrasse au plus haut point Joseph Owona et Adoum Garoua, deux personnes «indésirables» aux côtés des Lions indomptables en Autriche. Il est en effet difficile de comprendre pourquoi ces derniers abandonnent leurs postes respectifs pour aller suivre les entrainements des Lions indomptables en Autriche.

Le premier, à sa nomination en pleine crise électorale à la Fecafoot en juillet 2013, s'était vu confier plusieurs missions. Si une mouture des textes querellés a bien été envoyée à la Fifa en décembre, il reste que Joseph Owona et ses collaborateurs ont été incapables d'organiser, sur la base de ces nouveaux textes, des élections à la date butoir du 31 mars dernier. Pire, la gestion des affaires qui lui a également été confiée est une catastrophe. D'où la colère du chef de l'Etat qui l'a éconduit du palais de l'Unité début avril, à l'occasion d'une audience accordée à Sepp Blatter le président de la Fifa après l'inauguration du centre technique de la Caf de Mbankomo le 5 mai. Adoum Garoua quant à lui n'a d'yeux que pour le football. Pendant qu'il séjourne en Autriche, plus d'une quarantaine d'autres fédérations sont dans un dénuement total. Et pourtant, à sa nomination, en décembre 2011, l'ancien préparateur physique de Coton sport de Garoua avait promis un traitement d'égale valeur pour toutes les fédérations sportives civiles nationales. Vaines promesses.

© J.R.F. | La Météo

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