Classement FIFA: Quelles places pour l'Afrique et le Cameroun?

Les équipes nationales affiliées à la Fédération Internationale de Football Association ont livré 900 matches, «Les matches amicaux (au nombre de 465) représentent 52 % de ce total tandis que plus d'un quart des rencontres internationales (257, soit 29 %) ont été disputées dans le cadre des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014». La Colombie du fantastique Falcao a réalisé une prouesse extraordinaire en engrangeant 31 places et 455 points.

A l'heure actuelle, ce pays est la 5e puissance footballistique mondiale. L'Afrique n'a que deux équipes dans le G20 footballistique. Il s'agit de la Côte d'Ivoire et de l’Algérie. Elles occupent respectivement les 16e et 19e rangs. Ensuite, nous avons: le Mali (25e), le Ghana (30e), la Zambie (34e), l'Égypte (41e), le Gabon (42e), la Tunisie (45e), la RCA (52e), le Nigeria (52e), la Libye (54e), la Guinée (60e) et le Cameroun (61e).

•Des conséquences sur les plans marketing et RH Ce n'est qu'un classement qui a comme tous les autres, sa part de subjectivité, mais nous devons avouer qu'il réussit à refléter avec une certaine exactitude les grandes tendances. Il n'est pas un hasard si l'Espagne est 1ere et le Brésil 18e. Les amateurs du beau jeu comme vous et moi le regrettent assurément, mais La Séléçao a déjà été meilleure. Le changement récent d'entraîneur est là pour attester que l'équipe doive prendre du mieux.

Le fait que l'Afrique soit absente du G-10, n'ait que deux représentants dans le G-20, et «seulement» 8 dans le G-50, dit quelque chose sur l'état de notre football, sur son organisation, sur les progrès que nous avons à faire. Il est urgent, si nous désirons maximiser ce que le football apporte aux nations, de changer de cap. Il est en effet hautement probable que si la tendance se maintient, les équipes africaines ne réussissent pas rapidement à être en mesure de gagner la Coupe du monde, de remporter la Coupe du monde des clubs même si en 2010, le TP Mazembé face à l'Inter de S. Eto’o avait joué la finale.

Bien sûr que le sponsoring dépend aussi de la capacité du marché, donc, en fait de l'émergence d'une large classe de consommateurs africains, mais II faut reconnaître que les sponsors désirent aussi associer leur image à des équipes sportives qui gagnent. Finalement, ce classement ne donne pas une envie folle aux jeunes d'évoluer en Afrique. Tous ont le sentiment que c'est en Europe que l'on peut jouer professionnel et vivre de manière décente de son talent. Cette volonté d'ailleurs n'est pas intéressante car elle contribue à niveler par le bas le niveau des championnats africains et des championnats et coupes Interafricains.

Le Directeur de la publication de CFB, l'ancien international Léopold Nséké, quand nous en parlons, ne démord jamais d'une Idée... L'idée selon laquelle cette «perte» de ressources humaines (RH) explique en partie le manque d'identité africaine que l'on constate dans les équipes nationales africaines. Toutes jouent l'occidentale, car elles jouent trop tôt et sont substantiellement formatés dans le moule européen. Du coup, «l'intuition» disparaît.

Ce qui est fort dommage! Dans un entretien accordé à nos confrères de Camfoot.com, Mbida Arantes semblait partager ce point de vue. Il affirmait: «De Tokoto à Roger Milla, de Thomas Nkono à Joseph Antoine Bell nous portions tous une empreinte du terroir, Idem pour la génération 90, et aujourd’hui qu'est-ce qu'on voit?

Des managers qui envoient des enfants à la casse en Europe sans la formation nécessaire. Il ne suffit pas d'aller dans un centre de formation pour réussir comme pro et encore moins comme international. Ces jeunes une fois partis du pays, n'ont plus de suivi. Personne ne se soucie de leur devenir. Ils se retrouvent parfois dans des championnats de seconde zone, voir d'un niveau plus bas que le championnat du Cameroun: Nous devons avoir un passage obligatoire par nos championnats d'élite pour Juger du niveau de la formation.

Elle sera bénéfique pour l'émulation des Jeunes dans leur milieu naturel et un environnement familial adéquat, malgré les difficultés économiques». La situation ne changera pas d'ici au 17 janvier 2013, date du prochain classement, car il s'agit d’engager des processus structurants.

© Serge TCHAHA | L'Actu

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