Cameroun-Tunisie - Samuel Eto'o: «Pro ou anti Fécafoot... l'objectif c'est la victoire»

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 Le capitaine des Lions indomptables qui était face à la presse hier, estime qu'il faut taire les crises et la guerre des clans qui règne en maître au sein de la tanière, pour mouiller le maillot et arracher la qualification pour le Mondial 2014 face aux Aigles de Carthage dimanche prochain Yaoundé.

Samuel Eto'o Fils est le premier joueur à fouler le gazon du stade d'entraînement du Centre d'excellence de la Caf à Mbankomo ce mercredi 13 novembre 2013. L'attaquant de Chelsea Fc, les bras derrière le dos, est flanqué d'Un garde du corps qui le suit comme son ombre. Une fois assis, le goléador des Lions indomptables chausse ses crampons et attend calmement ses coéquipiers qui regagnent l'aire de jeu en petites vagues, sous l'œil admiratif des agents de sécurité et de quelques hommes de médias à qui le Team press a accordé quinze des 60 minutes de cette séance d'après-midi. Allan Nyom, Joël Matip, Sammy Ndjock, Charles Itanje, Benjamin Moukandjo, Landry Nguemo, Eric Maxim Choupo Moting, Gaetan Bong, Alexandre Song, Benoît Assou Ekotto et le reste des 25 convoqués pour ce stage préparatoire, vont précéder Volker Finke de quelques secondes seulement.

Il fait un temps de canard. Les gouttelettes de pluie ont finalement passé le relais à une pluie qui oblige les poulains du technicien allemand à arborer des perméables aux couleurs de l'équipe nationale. Après quelques minutes de briefing, le groupe est confié au préparateur physique pour quelques séquences d'étirements avant le plat de résistance. Quinze minutes chrono. Les choses sérieuses peuvent commencer. La presse est priée de libérer les lieux. Malgré les caprices de dame pluie qui joue les rebelles, les Lions sont sereins et comptent tout donner pour remporter cette rencontre cruciale du 17 novembre prochain au Stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Ils l'ont d'ailleurs réitéré la conférence de presse qui s'est tenue quelques minutes plus tôt.

Polémiques

Face aux professionnels de la plume et du micro, Samuel Eto'o, Nicolas Nkoulou et Enoh Eyong ont juré de se donner corps et âme pour venir à bout des Aigles de Carthage, mais surtout d'arracher ce ticket qualificatif que le peuple camerounais attend avec impatience. Pour le capitaine de l'équipe fanion sur qui repose tous les espoirs, le plus important sera de préserver l'esprit de groupe et de miser sur le collectif. Son instinct de buteur qu'il a retrouvé en club est un atout certes mais à l'équipe est un tout. «Il n’y a pas de magie dans le football. Chaque jour qui passe, je me sens de mieux en mieux. Ça fait 16 ans que je suis là et je sais que le plus important c'est l'honneur du Cameroun. J'espère pouvoir marquer des buts dimanche et que cela serve l'équipe à nous qualifier. Mon seul devoir c'est d'aider mes coéquipiers à remporter le match», confie le quadruple ballon d'or africain qui refuse qu'on ressuscite la polémique sur son positionnement sur le stade lors du match aller.

«Si je suis descendu au milieu de terrain au match aller, c'est parce que j'ai eu l'information avant. Il fallait que je joue pour permettre à mes frères d'avoir des occasions de but. Dimanche, il ne s'agit plus de ça». Quid sur les clans qui existeraient au sein de la tanière? L'ancien interiste estime que l'heure n'est pas aux litiges et aux débats de personnes. Seul l'honneur du drapeau et la qualification importent. «Peu importe ceux qui défendent la Fécafoot et ceux qui sont contre la Fécafoot; le plus important c'est de se qualifie Je ne veux pas de polémiques. On doit tout faire pour se qualifier. Ce que je fais sur le stade c'est pour mes coéquipiers. Si Dieu avait décidé autrement qu'on laisse notre sang sur le stade. Cela s'appelle mouiller le maillot», tranche Samuel Eto'o.

Pressing et contre pressing

Volker Finke, lui n'a pas été loquace dans ses réponses. Le sélectionneur des Lions qui accepte volontiers la nationalité camerounaise que Eto'o lui a concédée, pense que la clé du match réside dans le bloc équipe. En d'autres termes, la capacité pour ses poulains à être solidaires sur le terrain. Pour l'ancien coach de Fribourg, chaque joueur doit mettre à contribution ses aptitudes techniques et tactiques pour aider l'équipe. Mais avant, «il faut trouver une solution pour pouvoir contrôler le match, récupérer le ballon et engager un pressing et un contre-pressing. Contre la Libye, le Cameroun avait une maîtrise du ballon, mais avec la Tunisie, ça n'a pas vite démarré. Il faudrait que chaque joueur garde en idée que c'est toute l'équipe qui est responsable lorsqu'on ne marque pas. Il faut donc travailler ensemble pour gagner. Ce n'est pas l'égoïsme. Chacun dans son domaine doit évoluer pour faire avancer l'équipe», explique celui qui se plaint au passage, de l'absence des matchs amicaux. Et de se muer en avocat défenseur d'Achille Webo dont la prestation a été pour beaucoup, des plus décevantes. «Contrairement à ce que j'entends par ci, par-là, Webo a abattu un gros boulot dans ce match; il a couru environ 12km. C'est un important volume de jeu et je pense qu'il est vraiment là pour l'équipe du Cameroun». Suffisant pour comprendre que l'attaquant de Fenerbache a de fortes chances d'être reconduit dans le Onze entrant de dimanche prochain. Just Wait.

@© Christian TCHAPMI | Le Messager

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