Cameroun : Jean-Paul Akono annonce des sanctions

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Match amical Tanzanie-Cameroun. Le sélectionneur des cible les joueurs n'ayant pas effectué le déplacement de Dar-Es-Salam le 6 février 2012. Comme il fallait s'y attendre, le retour des Lions indomptables, battus par leurs hôtes tanzaniens (1-0) le 6 février 2013 à Dar-Es-Salam, n'a pas été triomphal.

Les joueurs sont apparus discrets. Les membres de la délégation revenue au pays le jeudi 7 février 2013 ont même donné l'impression de se cacher.

Ils ne sont pas sortis en groupe comme d'habitude. Ils n'étaient non plus habillés en uniforme.

Pierre Womé Nlend, le capitaine, est sorti le premier. Il est allé mettre ses bagages dans un taxi et a regagné le hall de l'aéroport international de Douala. Ensuite, sont apparus les Aminou, Kinguè Mpondo, l'entraîneur national adjoint Martin Ndtoungou Mpilé, le team press officer Linus Pascal Fouda. Ce dernier, comme d'ailleurs l'ensemble des membres de la délégation, explique la défaite du Cameroun par l'arrivée tardive de ses joueurs et l'impossibilité pour eux, de s'entraîner.

L'ancien journaliste de la Crtv Télé reconnaît la qualité des Tanzaniens, « habitués à jouer ensemble depuis plusieurs années » et qui ont un jeu rapide. Autant de choses qui, mêlés à l'altitude, ont contribué à faire perdre une formation des Lions indomptables reconstituée à la hâte. Pierre Womé Nlend quant à lui, est encore retourné par le résultat de la veille. « Si cela ne vous gêne pas de perdre contre la Tanzanie, vous pouvez arrêter de pratiquer le sport ».

Lorsqu'il s'apprête à quitter l'aéroport, le sélectionneur Jean-Paul Akono apparaît moins tendu que son poulain. Sauf quand la presse évoque avec lui la dizaine de défections enregistrées. Alors, d'un ton ferme, le champion olympique de l'an 2000 lâche : « Est-ce la première fois qu'il y a tant de défections ? C'est plutôt une question de mentalité. C'est une question certainement de discipline. C'est tout simplement des gens qui ne savent pas certainement ce que c'est que jouer dans les Lions indomptables et porter le maillot national d'un pays. C'est de ça qu'il s'agit. »

Et d'annoncer, fâché : « c'est pour cela que je dis que nous prendrons des mesures qui s'imposent pour que cela n'arrive plus ». Ce seront ses dernières phrases. Le capitaine du bateau en perdition baptisé « Lions indomptables » quitte le hall. Il va se diriger, seul, vers l'extérieur. De là, il va repartir vers une destination que lui seul semble connaître.

© Le Jour : Pierre Arnaud Ntchapda

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