Cameroun - Fécafoot : Les anciennes gloires décrètent la vacance du pouvoir

Selon les anciennes gloires «For change», Iya Mahommed n’est plus président de la Fédération camerounaise de football conformément aux statuts de cette instance fédérale.

Cette déclaration a été faite mardi 28 mai 2013 à Douala. Un nouveau coup de boule sur Iya Mohammed. Les anciens Lions indomptables sont encore montés au créneau. Après leur sortie jeudi 23 mai 2013 pour s’opposer à l’Assemblée générale élective à la Fécafoot, ils étaient encore face à la presse hier mardi 28 mai 2013 à Douala. Cette fois-ci, Joseph Antoine Bell et ses compagnons affirment que, conformément aux statuts de la Fécafoot, Iya Mohammed le président sortant, ne jouit plus de tous ses droits civiques lui permettant d’assumer les fonctions de président de cette instance faitière du football camerounais.

Selon, les anciennes gloires « For Change », il y a violation des articles 34 alinéa 1&2, 41 alinéas 1er loi de 2011, 35 des statuts de la Fécafoot et 1er de l’arrêté du 1er avril 2013 portant interdiction à « monsieur Iya Mohammed » d’être responsable de l’administration ou de la gestion des services publics ou d’entreprises d’Etat. Or relève Me André-Merlin Toto Soppo, les fédérations sportives sont reconnues d’utilité publique, elles exercent une mission de service public et reçoivent délégation du ministre en charge des sports. « Pour être candidat à la présidence de la Fécafoot, il faut jouir de tous ses droits civiques or Iya Mohammed est privé du droit d’être responsable de l’administration ou d’’un service public, il ne jouit plus par conséquent de tous ses droits civiques et donc ne répond plus à toutes les exigences de l’article 35 des statuts de la Fécafoot. C’est donc à bon droit que sa candidature a été annulée pour cause d’ «inéligibilité », explique l’homme de droit. En effet, cette sortie des anciens Lions indomptables fait suite à la décision rendue par la chambre de conciliation et d’arbitrage du comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc).

Saisine du Tas

Laquelle a invalidé les élections dans neufs des dix régions que compte le Cameroun ; non sans invalider les candidatures de Marlène Emvoutou et John Begheni Ndeh en course à la succession d’Iya Mohammed. La candidature du président sortant, elle, a été jugée « inéligible ». « Si la candidature d’Iya Mohammed a été jugée inéligible, il ne peut pas rester président, je crois que c’est une logique absolument simple. Logiquement le poste du président est vacant, on devrait être surpris de ce que le ministre des Sports et de l’éducation physique puisse encore l’appeler président», argue Joseph Antoine Bell. Pendant que les anciennes gloires décrètent la vacance du pouvoir, à la Fécafoot, on a plutôt la tête dans la confection du dossier relatif à la saisine du Tas pour annihiler le verdict du Cnosc.

« Nous allons interjeter appel au niveau du Tas contre toutes les décisions prises par la Chambre d’arbitrage et de conciliation du Comité national olympique. Pour le reste, on attend de voir comment la situation va évoluer. C’est une chambre qui est instrumentalisée. C’est ça que nous lui reprochons. Elle fonctionne de manière scélérate et n’applique pas ses propres textes qu’elle a elle-même édictés », décrie Aboubakar Alim Konaté, président (contesté) de la ligue régionale du Nord. Cette Chambre, poursuit-il, « a eu une curieuse gestion d’activité dans la gestion des affaires où en quatre jours elle a pris des décisions sur toutes les affaires qui concernent la Fécafoot. Donc, on voit que tu es instrumentalisé pour permettre au président Iya de se présenter et empêcher le déroulement normal du processus électoral à la fédération (…) Nous constatons que la chambre n’applique pas ses propres textes et ce, de manière systématique. Tout est orienté dans le même sens », Chaud devant !

© Cameroon Tribune : Marie Louise MAMGUE

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau