Cameroun - Encadrement technique des Lions Indomptables: Joseph Owona répond à Roger Milla

C’est avec Volker Finke que les Lions indomptables iront au Mondial 2014. Confirmation faite hier par Joseph Owona, qui trouve maladroit et préjudiciable pour l’équipe nationale fanion, de se voir affecter un nouveau sélectionneur à un moment aussi crucial.

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« M Volker Finke Tchounkeu (tel que l’a rebaptisé Joseph Owona Ndlr), le Comité de normalisation se sent bien avec vous. (…) Nous vous réitérons notre confiance. Il a au moins le mérite d’avoir qualifié les Lions pour la coupe du monde au Brésil. Il est maintenant question pour lui de bien préparer son équipe, pour une bonne participation du Cameroun à cette compétition majeure », croit savoir le président du Comité de normalisation de la Fécafoot. Lui qui regrette toutes les critiques acerbes et la cabale médiatiquo-sportive injustifiée orientée contre le technicien allemand. « J’ai lu des tonnes de choses sur l’entraîneur.

Je lis par exemple qu’il n’a pas entraîné depuis six ans et que l’équipe nationale ne mérite pas un entraîneur de son rang. Mais ce sont des balivernes », s’étonne Massayo. Et de rappeler que le magazine spécialisé France football a classé récemment le sélectionneur du Cameroun parmi les dix meilleurs entraîneurs d’Allemagne. Mieux, Finke figure parmi les trois sélectionneurs fribourgeois de cette phase finale de la Coupe du monde. De quoi rehausser le grade de l’allemand, non sans mettre un terme aux rumeurs annonçant le licenciement de celui-ci. Rumeurs amplifiées par les déclarations outrageuses de Roger Milla qui a fait du départ de Volker Finke, une affaire personnelle. « J’ai appris qu’avant la sélection nationale du Cameroun, il n’avait plus entraîné une équipe de D1 comme de D2 depuis au moins 20 ans. C’est ce genre d’entraîneur que vous voulez pour le Cameroun ? Mais soyons quand même sérieux », arguait Roger Milla pour justifier sa prise de position. Considérablement fragilisé ces derniers temps par le débat sur son avenir à la tête des Lions, le technicien Allemand vient donc d’être conforté. Mais le Comité de normalisation attend beaucoup de son protégé.

Fighting spirit

L’équipe que dirige Joseph Owona souhaite que celui-ci mette sur pied un effectif conquérant et lui insuffler le fighting spirit citée en exemple par le président de la République. « Nous demandons au staff technique de bien connaître nos adversaires. Dans le passé, j’ai dit à monsieur Lechantre que nous pouvons battre le Brésil et je l’ai vu trembler, il était furieux. Et en 2000, nous avons battu le Brésil avec Akono Jean Paul à Sydney parce qu’on s’était préparer pour battre le Brésil », cite-t-il en exemple. « Le Brésil joue avec deux pieds, le Cameroun joue également avec deux pieds et la balle est ronde pour tout le monde. Ils ont Neymar, mais nous aussi nous pouvons avoir nos petits Neymar ici ». Autre attente, « il nous faut deux bons gardiens. M Finke Tchounkeu, nous voulons deux bons gardiens.

Nous voulons également une bonne défense. Regardez votre aile gauche là. Nous voulons aussi d’un milieu de terrain qui ne soit pas essentiellement défensif. Il faut qu’il soit également offensif. Il y’a l’attaque. Evidemment il y’a la perle Eto’o mais nous ne pouvons pas compter éternellement sur Eto’o. Il faut inviter des jeunes joueurs qui peuvent eux aussi s’exprimer». Et de poursuivre, « Il faut faire jouer également les jeunes joueurs que nous avons. Nous avons déjà engagé une délégation en Europe pour regarder ces joueurs qui sont binationaux certes mais camerounais à la base. Vous comprenez donc qu’il nous faut une équipe structurée », recommande l’ancien ministre de la jeunesse et des sports. Lui qui invite les joueurs à s’inspirer du passé glorieux et du fighting spirit dont ont fait montre en leur temps, Ndoumbé Léa, Nkono, Abéga, Milla…

© C. T. | Le Messager

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