Cameroun: 62 athlètes en route pour Nice pour les Jeux de la Francophonie

Une cérémonie d’au revoir organisée samedi dernier aux palais des Sports à Yaoundé. Il a mis en garde contre d’éventuelles fugues.

Il a insisté sur la promotion « positive » de l’image du Cameroun à l’étranger. En souhaitant de faire « bonne route » aux 62 athlètes camerounais devant prendre part aux 7es Jeux de la Francophonie (7 au 15 septembre) en France, Adoum Garoua, ministre des Sports et de l’Education physique n’a pas mis les gants pour décrier la vague de désertion observée l’an dernier lors des Jeux Olympiques à Londres. « Vous les ambassadeurs du pays. Vous devez individuellement défendre ses intérêts. Pour faire honneur à l’image du pays, respectez le fair-play, les règles du jeu, les décisions des arbitres », a lancé Adoum Garoua, aux athlètes auxquels il instruit de « tous rentrer ».

Le porte étendard, Auréole Dongmo, spécialiste du lancer de poids, aura la charge de dissuader ses coéquipiers de la Cameroon Team, de toute tentative de fugue. Pour ces Jeux de la Francophonie, six disciplines sur les huit annoncées ont été retenues à savoir : l’athlétisme (10 athlètes), le basketball dames (12 athlètes), le football messieurs (20 athlètes), le judo (7 athlètes) la lutte (africaine, 12 athlètes) et le tennis de table (deux athlètes). Un premier groupe, constituée d’officiels, et d’athlètes devaient quitter le Cameroun au moment où nous mettions sous presse hier. Il doit être rejoint par la deuxième vague aujourd’hui.

Ali Annabel Laure, lutteuse, « se sent prête après un mois et demi de travail local ». Chez les footballeurs, après deux semaines et demie de stage à Odza, au Centre technique de la Fécafoot, « nous achèverons la préparation à Antibes (localité française). Trois matchs sont prévus si nous partons dimanche (hier, Ndlr). Et dans le cas contraire, nous jouerons juste contre le Rwanda et le Canada », explique Engelbert Mbarga, sélectionneur des Lionceaux. Ils ont livré cinq matchs amicaux à Yaoundé contre des équipes locales. « Ces matchs nous ont permis d’évaluer notre équipe.

La dernière semaine nous devons avoir une idée précise sur le groupe que nous utiliserons. Nous souhaitons faire mieux ou autant qu’en 1997 (meilleure performance du Cameroun, médaille de bronze, Ndlr). Et ce n’est pas un objectif démesurer ». Et sur le coup de gueule du Minsep, Engelbert Mbarga pense que « ce problème d’exode, je ne sais pas si c’est de la responsabilité unique des encadreurs. Tenter ce genre d’aventure pour un sportif signifie se suicider pour un an au moins. Mais s’ils disparaissent, nous saurons exactement où les retrouver », dit-il. Le Cameroun entre en course le 6 septembre contre le Maroc en football.

© Angèle BEPEDE | Cameroon Tribune

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