Ligue des champions : le PSG fait jeu égal avec le Barça

Mardi, en quart de finale aller de la Ligue des champions, les Parisiens ont évité la défaite au Parc des Princes face au FC Barcelone (2-2).

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Le milieu international français Blaise Matuidi a égalisé d'une belle frappe à l'ultime seconde de la rencontre. Plus tôt, Xavi avait cru offrir la victoire aux Catalans sur penalty (88e) alors que Messi, sorti sur blessure à la mi-temps, pour le Barça et Ibrahimovic pour le PSG s'étaient également illustrés (38e et 79e). Volontaires et bien organisés, les Parisiens ont rivalisé avec les Barcelonais. L'inspiration milanaise était évidente. Forts de l'exemple de la victoire du Milan AC en huitième de finale aller face au Barça, les Parisiens ont attendu bas et regroupés leurs adversaires catalans. Avec une paire de récupérateurs Matuidi-Beckham – la titularisation surprise de l'Anglais était sa première en Ligue des champions depuis 2010 – et des milieux excentrés disciplinés et travailleurs (Pastore-Lavezzi), le PSG a posé d'énormes problèmes au FC Barcelone.

MESSI SORT SUR BLESSURE

Dès la récupération du ballon, les hommes de Carl Ancelotti giclaient et se projettaient vite vers l'avant. L'Argentin Lavezzi, véloce, profitait d'une remise la poitrine de l'ancien Barcelonais Zlatan Ibrahimovic pour effacer Piqué et trouver le poteau droit du gardien Catalan Victor Valdes (4e). Les Sud-Américains du club de la capitale ont pu se mettre en évidence. Parfait dans son rôle d'accélérateur, le Brésilien Lucas a déstabilisé l'arrière-garde catalane, pas réputée pour son imperméabilité. L'Argentin Javier Pastore inquiétait lui d'une belle frappe Valdes (14e). Et l'inévitable Zlatan, touche scandinave de l'effectif cosmopolite parisien, obligeait sur coup-franc le gardien barcelonais, également titulaire lors de la victoire espagnole face aux Bleus en éliminatoires du Mondial 2014 et décidemment inspiré par la France, à une belle parade au sol (18e). Face à une machine telle que celle du Barça, la discipline et la solidarité défensives, jusque-là si bien appliquées par les Parisiens, étaient primordiales. Peu inspiré pendant près de quarante minutes, le quadruple ballon d'or Lionel Messi s'est montré cruel d'efficacité. A la suite d'un renvoi difficile du PSG, Mascherano trouvait Alves de la tête. Ce dernier distillait un ballon de l'extérieur du pied à revers de la défense parisienne. Oublié, Messi ouvrait le score d'un tir croisé du gauche (37e, 1-0). Fermez le banc. L'Argentin, qui se tenait la cuisse droite, a pu tranquillement s'arrêter de jouer. Fabregas a remplacé à la mi-temps la "Pulga".

Les joueurs parisiens n'ont pas semé pas la tempête mais ont monté d'un cran au retour des vestiaires. Zlatan trouvait Matudi d'une subtile passe, mais Piqué était vigilant (57e). Progressivement, le Barça reprenait le contrôle du match, avec Xavi et Iniesta en sénateurs sur le milieu de terrain. Toujours justes, toujours sereins, les deux champions du monde espagnols imprimaient le rythme. Le latéral droit brésilien Alves se chargeait d'apporter le danger. Par deux fois, la maladresse du Chilien Sanchez a cependant sauvé le PSG (63e et 64e).

MATUIDI SURGIT

L'impact physique parisien a finalement pesé sur la fin de rencontre. Les imposants défenseurs centraux brésiliens Alex et Thiago Silva dominaient dans le jeu aérien. Sur coup-franc, la tête de Silva échouait sur le poteau, avant qu'Ibrahimovic, en position de hors-jeu, n'égalise à bout portant (79e). Dans une fin de rencontre pleine de suspense, les Espagnols pensaient tenir la victoire lorsque Sanchez était fauché dans la surface par Sirigu, le portier parisien. Xavi inscrivait le deuxième but du Barça (88e), que l'on imaginait alors victorieux. Mais sur un raid de Jallet à la 93e minute, Blaise Matuidi, suspendu lors du match retour, sortait le Parc des Princes de sa stupeur. Légèrement dévié, son tir trompait Victor Valdes, impeccable jusque-là. Dans une semaine au Camp Nou, avec les forfaits possibles de Messi et Mascherano et l'absence de Puyol, Paris devra croire en son destin. La dernière équipe arrivée pleine d'espoir en Catalogne partait avec un avantage de deux buts. Le Milan AC en a finalement pris quatre. L'avertissement est limpide.

Anthony Hernandez @lemonde.fr

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