Le PSG et Nike : Plus d'argent ou un divorce ?

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Le PSG et Nike pourraient se dire adieu. Le club veut être rémunéré à sa juste valeur en raison de son nouveau statut, mais la firme américaine n'est pas trop chaude pour dépenser à outrances. Mais derrière ces tractations se cache aussi une véritable stratégie de la part du club de la capitale pour éviter quelques soucis...

L'histoire d'amour entre le Paris Saint-Germain et Nike va-t-elle s'achever par un divorce ? Si pour le moment rien ne confirme que les deux entités sépareront leurs biens prochainement, certaines inquiétudes viennent perturber le business plan du club de la capitale. En effet, selon Le Parisien, la firme américaine et le PSG sont en pleines négociations pour renouveler un bail qui lie les deux marques depuis maintenant 1989. Seul hic, Paris est devenu gourmand, et la marque à la virgule n'est pas encline à satisfaire les desiderata de l'ogre parisien.

Le PSG moins bien payé que l'OM

Avec un accord de 6,5 millions d'euros annuels, Nike ne débourse pas autant pour le PSG que ce que récupèrent les autres grandes machines européennes. Bien qu'ils ne soient pas tous chez Nike, ils demeurent bien mieux lotis. Le Real Madrid émarge à 40 millions d'euros, le Barça à 30M€, Liverpool à 29M€, Manchester United à 26M€ et le Bayern Munich à 25M€. Pire, en France, le PSG n'est pas le club le plus grassement rémunéré par son sponsor. Adidas signe un chèque de 10 millions d'euros pour poser ses trois bandes sur le maillot de l'OM.

Mais le contrat s'achevant dans un an, la firme américaine est en position de faiblesse à la table des négociations. C'est pourquoi le PSG a lancé une consultation, une forme d'appel d'offres afin de faire jouer la concurrence. Adidas, Puma (qui vient de piquer Arsenal pour 30 millions d'euros à Nike) et Burrda Sport (la marque appartenant à QSI et qui sponsorise l'OGC Nice) sont donc en train de se placer. Et quand un commentaire est demandé, la réponse est toute trouvée: "No comment".

Pour "niker" le fair-play financier ?

Mais derrière ces comptes d'apothicaires, se cache un défi bien plus grand. Celui de répondre aux exigences du fair-play financier. En multipliant les sources de revenus (comme il l'a fait avec son nouveau contrat de sponsoring maillot avec Emirates à 30 millions d'euros), le PSG détourne légalement la réglementation émise par l'UEFA pour une économie du football plus juste. Ainsi, l'argent habituellement injecté dans le club, et que l'instance européenne refuse à valider aujourd'hui, est apporté autrement. Un tour de passe-passe qui pousse le PSG à réclamer un surplus à Nike. Reste à savoir si la firme américaine passera à la caisse. Echaudée par le contrat mirobolant signé avec la Fédération Française de Football pour acquérir les droits d'habiller l'équipe de France (40 M€), la marque à la virgule hésite à injecter 30 millions d'euros supplémentaires pour un produit "français". Mais après des années de disette, il serait malhabile de ne pas suivre un PSG qui "rêve enfin plus grand". Et le droit de préemption que possède l'équipementier devrait permettre à tout ce beau petit monde de s'y retrouver...

© Gentside Sport

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Date de dernière mise à jour : 04/08/2013