Emmanuel Adebayor : «On fera tout pour passer ce tour»

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Au lendemain de la victoire des Eperviers du Togo face à l’Algérie, l’équipe togolaise s’est réunie pour une séance de décrassage.

Dans une ambiance bon enfant, les joueurs ont réalisé quelques exercices physiques, notamment dans la piscine de leur hôtel.

En exclusivité pour RFI, Emmanuel Adebayor, l'attaquant de Tottenham, est revenu sur la victoire contre les Fennecs mais aussi sur sa CAN jusqu'à maintenant.

RFI : Comment allez-vous au lendemain de cette victoire contre l’Algérie?

Emmanuel Adebayor : Bien ! Vous voyez, l’ambiance est au mieux et nous sommes tous heureux d’avoir gagné contre l’Algérie. On savait que c’était un match important pour nous et qu’il pouvait nous permettre de passer ce premier tour. Il nous reste cette rencontre capitale face à la Tunisie. On va s’attacher à bien récupérer et aborder ce match avec beaucoup d’enthousiasme.

RFI : Au bout de deux minutes de jeu vous avez failli marquer votre premier but en phase finale d’une CAN contre la Côte d’Ivoire. Hier soir, face à l’Algérie, vous avez concrétisé. Quel est votre sentiment ?

Je l’ai toujours dit, lorsque l’on est un attaquant, il y a des occasions que l’on rate et d’autre que l’on met au fond des filets. J’étais un peu déçu de ne pas marquer contre la Côte d’Ivoire d’autant plus que je jouais contre beaucoup d’amis et d’ex-coéquipiers. Maintenant je suis heureux. Contre l’Algérie, nous avons eu un très beau collectif et un bon état d’esprit. C’est vrai que l’on a beaucoup défendu, mais il y a eu ces deux buts. Notre match était sérieux et rigoureux et nous sommes tous très satisfaits.

Qu’auriez-vous envie de dire au peuple togolais après cette victoire ?

Rien de spécial. Qu’il soit avec nous dans ses prières. Si nous nous qualifions pour le deuxième tour ce sera une première pour le Togo et pour mes coéquipiers. Je peux vous assurer, que sur le terrain, on fera tout pour passer ce tour.

RFI : Comment gérez-vous votre statut de capitaine dans cette équipe ?

Comme tous les autres. Nous avons une belle équipe avec un super gardien. Nous avons de très bons éléments qui évoluent dans le championnat français (Ligue 1) comme Jonathan Ayité ou encore Romao. On se connaît depuis longtemps et c’est une équipe sans star et avec une âme qui a encore évolué hier soir. On est bien ensemble et on vit des moments extraordinaires.

RFI : Mais vous êtes une star ?

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Oh…Peut-être en Europe ! Mais quand j’arrive en sélection, tout cela est mis de côté et je donne tout à l’équipe. Je ne suis pas au dessus des autres.

Le football se joue à onze, et si je commence à jouer la star, cela ne pourra pas m’aider. Et encore moins le pays. Oui, c’est vrai que l’on me respecte en tant que capitaine et par rapport à ma carrière, mais c’est justement ce que je veux partager au maximum avec mes coéquipiers.

Le plus important c’est que cela se passe bien entre nous et que l’on se respecte.

RFI : On se rend compte que dans une CAN tout est possible. La Zambie avait été la surprise en 2012. Pourquoi pas vous ?

Je ne suis pas là pour parler de la Zambie. De toutes façons, pour l’instant nous n’en sommes pas là. Nous n’avons encore pas notre ticket pour les demi-finales. On en parlera plus tard. Nous allons d’abord nous concentrer sur la Tunisie.

RFI : En quoi la Coupe d’Afrique des nations est-elle différente d’une autre compétition internationale ?

L’ambiance. A la télévision, il y a une publicité qui dit qu’en Afrique, le football ne se joue pas mais se vit. Et c’est vrai. Hier matin, j’ai reçu des messages du Togo et je sais que les gens célébraient la victoire alors que l’on n’avait même pas commencé à jouer ! Nous sommes encore une fois heureux d’être là, de participer et de donner du plaisir à nos supporters. La CAN c'est notre festival à nous !

Inteview réalisé par RFI

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Date de dernière mise à jour : 27/01/2013