La stigmatisation des sidéens toujours forte au Cameroun

sida.jpg

 

La stigmatisation des Personnes vivant avec le vih/sida (PVVS) est très élevée au Cameroun, d’après une étude du Réseau des personnes vivant avec le vih/sida (REPAC+) qui révèle que 47 pour cent des pertes d’emplois ou de revenus des personnes enquêtées sont dues à leur statut séropositif et que des promotions ont été refusées à 10 pour cent d’entre elles.

En prélude à la célébration de la Journée mondiale contre le sida le 1er décembre prochain, des associations, le ministère de la Santé publique ainsi que l’ONUSIDA, multiplient la sensibilisation auprès du public visant une meilleure intégration sociale des malades du sida.

Alors que l’on croyait à une meilleure intégration sociale des personnes atteintes du sida, l’enquête du REPAC+ montre que 81 pour cent des PVVS sont exclues des activités familiales à cause de leur statut.

La stigmatisation aurait également atteint les églises, puisque 78 pour cent des personnes malades sont exclues des activités religieuses et que 2 pour cent d’entre elles ont été interdites d’accès à une institution d’enseignement pour les mêmes faits.

En outre, 42 pour cent déclarent que leur statut a été divulgué sans leur accord, dont 14 pour cent par le personnel de santé, ‘’une situation qui n’est pas de nature à rassurer les malades’’, rapporte l’étude.

Cette stigmatisation constitue un sérieux coup aux droits fondamentaux, étant donné que ‘’ces droits sont violés au milieu professionnel, au sein de la société et dans la cellule familiale’’.

Sur le plan méthodologique, l’enquête a porté sur un échantillon de 1300 personnes de deux sexes basées dans six des dix régions du Cameroun.

Source: APA

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 22/01/2013