Développer les toilettes seches au Cameroun, c'est lutter contre la dysenterie et le Choléra

Le Choléra qui continue de sévir au Cameroun frappe surtout les zones francophones car l’indiscipline en matière de propreté publique leur est congénitale, on défèque dans les cours d’eau en prétendant nourrir les poissons et sur les rails, les cellules et prisons sont des grands centres de transmissions de maladie en raison du manque d’hygiène

Douala est une ville où les habitants évacuent encore leurs excréments vers les cours d’eau souillant ceux-ci, des puits d’eau sont creusés ça et là peu profonds autant dire que les excréments ont eu largement le temps de se retrouver dans les puits dont l’eau est souvent bue sans traitement préalable, le réseau public d’eau est défaillant à cause de l’imprévoyance de la population galopante par les pouvoirs publics qui ne rendent des comptes à personne.

Le Délégué du Gouvernement qui coiffe les Maires n’est pas été élu mais nommé comme sous l’empereur NAPOLÉON BONAPARTE. Il ne rend donc des comptes à aucun de ses administrés. Il en est de même de toutes les moyennes et grandes villes du Cameroun, la situation sanitaire est catastrophique mais c’est le lot des pays africains surtout en zone francophone qui brillent par leur saleté chronique d’ailleurs, il suffit de comparer les villes camerounaises de même grandeur; Celles du côté anglophone seront toujours plus propre.

Le Choléra qui continue de sévir au Cameroun frappe surtout les zones francophones car l’indiscipline en matière de propreté publique leur est congénitale, on défèque dans les cours d’eau en prétendant nourrir les poissons et sur les rails, les cellules et prisons sont des grands centres de transmissions de maladie en raison du manque d’hygiène. Dans les lieux de garde à vue, on fait collectivement les besoins dans une bassine qu’on vide dans un trou béant qui dégagera une odeur pestilentielle et nauséabonde.

Dans les écoles, on a peur de se rendre dans les toilettes de peur de chopper une maladie, pourtant une solution simple existe et ne réclame que très peu de moyens pour être mise en œuvre c’est de faire des toilettes sèches dont les excréments et urines serviront à produire de l’engrais grâce à des copeaux de bois et de la sciure préalablement posés au font d’une bassine et qui seront recouverts après besoins par de la cendre pour neutraliser les odeurs.

Ce mélange ainsi dépourvu des nuisances des odeurs grâce à la cendre pourra ainsi être stocké dans un bac pour laisser la nature enter dans la danse et transformer ce mélange en engrais.

Lorsqu’on sait que le Cameroun importe des engrais chimiques qui abîment les sols en les durcissant et qu’un peu de discipline et de pédagogie nous permettrait de vivre en meilleur santé sans la nuisance des odeurs et que ce procédé peut aussi s’appliquer aux excréments et urines des animaux, on se pose la question de savoir à quoi ça nous a servi d’avoir à former autant d’ingénieurs agricoles au Cameroun puisque un simple C.A.P. suffisait.

Parfait Valère MBEG

Cameroun-info.net

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