Cameroun - Lutte contre le Vih-Sida: Un numéro vert pour conseiller et prévenir

 Au cours d’une conférence de presse tenue mercredi 27 novembre 2013 à Douala, l’Association des personnes vivant avec le Vih Sida (SunAids) s’est donnée pour mission de vulgariser ce dispositif d’écoute mis en service d’accompagnement anonyme, confidentiel et gratuit dans le but de contribuer à la lutte contre la pandémie au Cameroun.

Sida

Le premier décembre 2013, le Cameroun se joint à la communauté internationale comme c’est le cas chaque année pour célébrer la Journée internationale du Sida. Une maladie qui continue de faire des victimes au Cameroun et en Afrique. Afin de limiter la propagation de cette pandémie, un numéro vert gratuit « 88 21 50 50 » a été mis en place dans le but d’écouter, d’informer, de prévenir, d’orienter et d’accompagner les Camerounais dans le champ des Ist/Vih/Sida.

Mais seulement, il se trouve que cet outil de communication est encore très peu connu du public camerounais. C’est donc pour cette raison que le SunAids, une association des personnes vivant avec le Vih-Sida a décidé, en prélude à la célébration de la Journée internationale du Sida, de vulgariser ce numéro vert en plus des autres activités qui seront au menu. « Compte tenu du fait que les moyens sont limités et que les gens ont les oreilles tendues pendant cette période où on célèbre la Journée internationale du Sida nous avons saisi l’occasion pour promouvoir et vulgariser ce numéro qui existe depuis 2005 parce qu’on se rend compte que de moins en moins les Camerounais ne sont pas au courant de cette ligne surtout dans les zones reculées », explique, Lucie Zambou, présidente de l’Association SunAids au cours d’une conférence de presse à Douala.

Unique au Cameroun, le dispositif d’écoute « Allo info Sida » est disponible du lundi au vendredi, de 9 h à 17h et accessible gratuitement aux réseaux de tous les opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun. Selon Lucie Zambou, cette ligne contribue à travers l’information et la prévention à lever les tabous et les non-dits, afin de lutter efficacement contre la pandémie Vih-Sida. Mais seulement, l’absence de financement, l’abandon du Comité national de lutte contre le Sida (Cnls), l’insuffisance du personnel sont des freins à la promotion et la vulgarisation des cet outil.

© Marie Louise MAMGUE | Le Messager

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau