Alcolisme

Un nouveau rapport sur l'alcool et la santé publié le 11 février 2011, par l'OMS, tire à nouveau la sonnette d'alarme sur les conséquences sanitaires et sociales de l'usage nocif de l'alcool, sur l’augmentation de l’alcoolisme en Afrique et en Asie et l’absence fréquente, encore, de stratégie de lutte suffisante. Un véritable Atlas qui donne, une photo de la consommation d’alcool, pays par pays. Afin de sauver des vies et réduire les répercussions sur la santé de la consommation nocive d’alcool, il faudrait que les décisions politiques soient bien plus largement appliquées.

L’usage nocif de l’alcool entraîne 2,5 millions de décès chaque année, ainsi que des maladies et des traumatismes en grand nombre et affecte de plus en plus les jeunes générations et les buveurs dans les pays en développement. Près de 4% des décès sont liés à l’alcool. La plupart des décès liés à l’alcool résultent de traumatismes, du cancer, de maladies cardio-vasculaires et de la cirrhose du foie. Au plan mondial, 6,2% des décès d’hommes sont liés à l’alcool contre 1,1% des décès de femmes.

En Fédération de Russie et dans les pays voisins, un homme sur cinq meurt de causes liées à l’alcool. 320 000 jeunes gens âgés de 15 à 29 ans meurent chaque année de causes liées à l’alcool, ce qui représente 9% de la mortalité totale dans ce groupe d’âge. Trop peu de pays encore, ont recours à des options efficaces en matière de politiques pour prévenir la mortalité, la morbidité et les traumatismes liés à l’usage de l’alcool. Depuis 1999, date à laquelle l’OMS a commencé à rendre compte des politiques en la matière, au moins 34 pays ont adopté un type quelconque de politique officielle pour réduire l’usage nocif de l’alcool.

La tendance est à l’augmentation de la consommation en Afrique et en Asie : D’après le rapport, en 2005, la consommation mondiale équivalait à 6,13 litres d’alcool pur par personne âgée de plus de 15 ans. L’analyse des données entre 2001 et 2005 a montré que, dans les pays des Régions OMS des Amériques, de l’Europe, de la Méditerranée orientale et du Pacifique occidental la consommation était restée relativement stable pendant cette période, mais que des augmentations sensibles avaient été observées en Afrique et en Asie du Sud-Est au cours de la même période.

La France est légèrement au dessus de la moyenne européenne pour la consommation (13,3l/an vs 12), sur une tendance stable, selon le rapport qui propose une fiche récapitulative sur la consommation d’alcool par pays. Le vin reste le principal alcool consommé (62%) avant les alcools « durs » (20%) et la bière (17%). Notre politique de prévention est relativement bien notée par l’OMS ! Le lancement de ce rapport coïncide avec la fin d’une réunion de 4 jours de responsables d’une centaine de pays travaillant avec l’OMS à réduire l’usage nocif de l’alcool dans le monde. Cette première réunion organisée par l’OMS à Genève avait pour but de lancer la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour réduire l’usage nocif de l’alcool. (Santé log : OMS, Rapport de situation mondial sur l’alcool et la santé)

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Date de dernière mise à jour : 02/12/2012