Université de Yaoundé 1: Quand les télécommandes remplacent les stylos et papiers en salle d’examen

Finie l’ère des stylos à bille, finie l’ère des cahiers d’étudiants ou des règles graduées en salle d’examen à l’université de Yaoundé 1. Aujourd’hui, on se sert d’un projecteur, d’une télécommande, d’un ordinateur portable et d’un écran de projection pour évaluer des centaines d’étudiants, en moins de deux heures de temps.

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 Le numérique prend corps dans les salles d’examen à Ngoa Ekelle. Cette forme d’évaluation initiée par l’administration interdit par conséquent aux étudiants d’être en possession des matériaux autrefois utilisés durant les examens. Les étudiants en Lettres modernes françaises du niveau 1 sont les premiers étudiants à avoir expérimenté l’évaluation numérique. Pour une fois, des indiscrétions révèlent que l’amphithéâtre a fait le plein d’œuf. Les étudiants curieux de voir de plus près ce nouveau système d’évaluation ont répondu présent à la composition sous l’ère du numérique.

Toutefois, si certains étudiants affirment être à l’aise avec l’évaluation numérique, pour d’autres, elle n’est pas appropriée. Une divergence d’idées que relève le journal Le soir dans son édition du 20 janvier 2016. Le soir rapporte les propos des étudiants qui déclarent que le plus gros inconvénient de ce type d’évaluation, c’est de « ne pas disposer d’assez de temps, pour lire la question et y réfléchir », explique ici, Irène, étudiante en Lettres modernes françaises au niveau 1. Dans ce terroir, les étudiants regrettent le fait de ne pouvoir pas rentrer chez eux avec un support physique. «Après l’évaluation, nous n’aurons plus d’épreuves, encore moins des copies à notre disposition», ajoute Irène. Pour d’autres étudiants comme Jean claude, avec cette forme d’évaluation, on s’achemine vers un taux d’échec aux examens sans précédent. L’étudiant explique sa prémonition, en indiquant que « la nouvelle technologie d’évaluation empêchera à son génie de s’exprimer en toute quiétude, d’autant plus qu’un littéraire est amené à porter ses idées sur un papier, de manière libre ». Le journal écrit, de l’avis de cet étudiant, le numérique « encouragerait les paresseux dans leur peur bleu de la rédaction ».

Outre ces arguments des étudiants mécontents de l’évaluation numérique, le journal rapporte ses «défaillances», listées par certains enseignants. «Il n’est pas possible pour le candidat, de permuter deux numéros de réponse sur la même question. De fait, si l’étudiant se rend compte d’une erreur, il n’aura qu’une et une seule chance de modifier sa réponse», écrit Le soir.

Il est à noter que de façon concrète, l’évaluation numérique met en la possession de chaque étudiant, une télécommande. Celui-ci choisit le numéro de sa réponse. Ensuite, il la valide avec le bouton vert. A la fin de l’évaluation, quelques minutes plus tard, il prend connaissance de ses résultats, grâce à l’ordinateur central. Au finish, s’il est vrai que l’évaluation numérique divise les étudiants, il est indubitable qu’elle met fin à de semaines interminables des corrections.

Liliane J. Ndangue

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