Université de Buea: Les leaders syndicaux annoncent un mouvement de protestation

Dans un mémorandum adressé au vice-chancelier, Dr Nalova Lyonga, ils formulent un chapelet d’exigences.

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Des risques de grèves en perspective après celle de février 2013 qui, pendant près de trois semaines avait paralysé l’institution. Les leaders des mouvements estudiantins de l’Université de Buea sont fâchés. Et l’on fait savoir à l’administration. A travers un mémorandum adressé au vice-chancelier de ce temple du savoir, ils exigent la tenue des élections avant le 20 mai 2013, et lancent un appel au dialogue inclusif. Toutes choses qui avaient été convenues lors d'une réunion tenue en présence des responsables de l'Université de Buea et des dirigeants de l'union des étudiants. Mais qui sont restées sous le boisseau.

A travers un mémorandum de six pages, les étudiants réclament l’application immédiate des résolutions prises de commun accord. Tout comme, ils prient l’administration de bien vouloir plier l’échine en accédant à leurs revendications. « Nous demandons qu’il nous soit permis d’organiser les élections au sein du bureau exécutif avant le 20 mai 2013. Ces élections participent de la bonne marche de notre association. Nous ne voyons pas en quoi cela peut nuire à l’administration qui semble s’en préoccuper », confie un membre du bureau joint au téléphone lundi 13 mai 2013. Et de poursuivre : « c’est la seconde fois que nous nous adressons par voie de correspondance à la hiérarchie de l’Université. La première que nous avons adressée le 15 mars 2013 est restée lettre morte. Nous n’osons pas croire que celle-ci sera mise aux oubliettes. »

Les leaders associatifs sont accusés d'avoir organisé une grève au mois de février 2013 qui a fait des vagues au sein du campus. Et conduit à l'interruption des cours pendant plusieurs semaines. Une situation qui s’était soldée par l'arrestation de quatre étudiants (déjà libérés), l'enlèvement et la torture du président par intérim pendant 10 jours par des inconnus. La cause a été renvoyée au 2 juin 2013. Le plaignant, le vice-chancelier ne s'étant pas présenté à la dernière audience du 2 mai 2013 à Buea. « Le vice-chancelier qui est le témoin à charge dans l’affaire nous opposant à l’université doit abandonner toutes les accusations et les allégations portées contre nous.

Il faut un environnement propice qui permettrait aux leaders de présenter leurs examens du premier semestre en toute quiétude », souhaitent les leaders estudiantins dans le mémorandum signé du président par intérim, Ronald Minang. Dans l’attente d’une prompte réaction, « nous pensons que nous devons nous asseoir autour d’une table pour discuter. Parce que l’avenir de l’Université en dépend. Nous devons garder notre passé derrière nous et regarder vers l'avenir », espèrent-ils. Jointe par nos soins, une source proche de l’administration de l’Université de Buea opte pour la voie du dialogue. « Ces leaders savent que la porte leur a toujours été ouverte pour discuter. Cela ne sert à rien qu’on se regarde en chiens de faïence. Je pense qu’ils doivent comprendre que l’Université n’est pas un endroit où l’on vient faire du désordre. Chacun devrait rester à sa place », confie-t-elle.

© B.P.D. | Le Messager

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