Université de Buéa: La grève des enseignants se poursuit

Au quatrième jour du mouvement, le Synes exige l'annulation des poursuites à l'encontre de leurs collègues interpellés pour reprendre les cours.

La série noire se poursuit pour les enseignants de l'Université de Buéa. A en croire Fotem Meba, le Secrétaire du Synes Buéa, 7 autres enseignants de cette institution universitaire viennent d'être convoqués à l'unité régionale du contrôle des services (police des polices). Quatre d'entre eux ont été entendus hier, mercredi, et les trois autres le seront ce jeudi sur leur implication dans la crise qui secoue actuellement l'Université de Buéa.

De nouvelles convocations qui interviennent au moment où Maurice Tchuenté, ancien Ministre de l'Enseignement supérieur (Minesup) et Président du Conseil d'administration (Pca) de l'Université de Buéa, a été dépêché d'urgence dans cette ville pour trouver un terrain d'entente entre enseignants, administration et étudiants afin de ramener la paix et la stabilité dans cette Université. Les négociations ont commencé lundi dernier.

D'après nos sources, une première réunion s'est tenue entre le Pro Chancellor Maurice Tchuente et la Vice Chancellor, Pauline Nalova Lyonga ainsi que les chefs des facultés. Une autre réunion à suivi, cette fois-ci, en présence des membres du Synes-Buéa, mais, en l'absence de madame le recteur qui s'est retirée. Ce qui a été perçu par les membres du Synes-Buéa comme un affront et un refus de Nalova Lyonga de s'ouvrir au dialogue.

Les négociations qui se sont poursuivies mardi se sont achevées au-delà de 20h30, apprend-on. «La vice Chancellor a reconnu son erreur qui est celle d'avoir fait convoquer les enseignants à la Police. Elle a admis que les documents sur lesquels se fondent les accusations sont faux; que le prétendu Ako Enow qui prétend être diplômé du Département des Sciences politiques promotion de 1995 n'a jamais été étudiant à l'Université de Buéa parce que ledit département dans lequel Ako Enow dit avoir étudié n'existe que depuis 2001», révèle le Secrétaire du Synes-Buéa.

Malgré la convocation de nouveaux enseignants, le Synes exige du recteur Nalova Lyonga, «le retrait de la plainte et des excuses pour les humiliations qu'elle a fait subir aux enseignants en les soumettant à ces interrogatoires dans un Commissariat», relèvent les membres du Synes-Buéa. Pour ces derniers, le retour à la paix au campus passe par l'annulation de la procédure contre les enseignants, l'abandon des poursuites contre les étudiants, la création d'une structure au sein de l'Université pour résoudre ce problème ainsi que le pardon mutuel entre l'administration, les enseignants et les étudiants. Des conditions sans lesquelles, le Synes entend maintenir les 10 jours de grèves initialement annoncés et qui ont pris effet depuis lundi. La grève entame aujourd'hui, son quatrième jour.

© BLAISE DJOUOKEP | mutations

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau