Université de Buea: Des enseignants convoqués à la Police

James Abangma, Fontem Neba et Sango Martin avaient déjà été entendus le mois dernier pour leur implication présumée dans les émeutes récurrentes au campus.

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Trois enseignants de l'Université de Buea sont attendus à la Spécial Police Unit (Police des polices) de Buea ce jeudi. Il s'agit des docteurs James Abangma, vice-président du Syndicat national des enseignants du supérieur, bureau de Buea, Fontem Neba, Secrétaire général, et Sango Martin, coordonnateur de la Faculté des arts de cette institution supérieure. Les trois enseignants se sont déjà rendus à la Police des polices hier, suite à une convocation dont ils disent ignorer l'objet. «La convocation que nous avons reçue n'indiquait pas l'objet. Nous nous y sommes rendus tout de même, mardi 16 juillet 2013, mais ils nous ont demandé de revenir mercredi», a affirmé Dr James Abangma, contacté au téléphone. Les trois enseignants soupçonnent cependant que leur convocation a un lien avec l'environnement social tendu à l'Université de Buea.

Le 04 juin, en effet, ces trois universitaires et sept de leurs collègues avaient été entendus par la même unité de la police qui voulait en savoir plus sur leur connexion présumée avec les étudiants accusés de troubles et de destruction au campus de Molyko. Ce même jour, ils ont tenu une Assemblée générale extraordinaire. A l'issue de cette concertation d'urgence, ils ont appelé leurs collègues, syndicalistes ou non, à observer un arrêt de cours pendant 10 jours, à compter du 10 juin. La grève a effectivement eu lieu mais elle a été interrompue cinq jours plus tard, après d'âpres négociations entre le Synes et le Président du conseil d'administration de l'Université de Buea, le Pr Maurice Tchuente. «Il semble probablement que la recherche de la paix dans le campus ne préoccupe pas certaines personnes.

Quel que soit le chemin qu'elles prennent, la vérité finira par voir le jour. Tout le monde sait qui est derrière l'agitation estudiantine depuis 2005, qui les corrompt afin qu'ils fassent grève et les utilise pour répandre des rumeurs dans l'administration concernant nos collègues», a réagi le Secrétariat général du Synes, dans un communiqué dont Le Jour a eu copie. Le Synes a par ailleurs appelé tous ses membres et sympathisants à se rendre à la police par solidarité avec leurs collègues. L'une des conséquences de cette seconde convocation est le report de la réunion de la sous-commission de la paix, justice et réconciliation au jeudi 18 juillet à 12h.

© Théodore Tchopa | Le Jour

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