Université de Buea: Campus mort à Molyko

Le mot d’ordre de grève initié par la branche du Syndicat national des enseignants du supérieur de l’Université de Buea suit son cours.

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Portail de l’Université de Buea, ce 11 juin 2013, il est 10 heures. Une dizaine de vigiles occupent l’espace tandis que d’autres devisent à la devanture d’un bâtiment attenant. Devant le portail, tous les taxis sont priés de rebrousser chemin. Seuls quelques véhicules personnels accèdent dans l’enceinte de l’institution. De temps à autres quelques étudiants y entrent et prennent place sur les bancs installés devant certaines facultés.

A l’intérieur des amphithéâtres, l’on peut voir quelques étudiants plongés dans leurs manuels ou conversant. Une ambiance qui exprime à suffisance l’état des lieux de l’Université de Buea en ce deuxième jour de grève lancée par la branche du Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes) de l’Université de Buea. Les étudiants que nous rejoignons sur un banc, devant la faculté des arts et lettres de cette institution commentent le dernier communiqué du vice-chancelor. Le communiqué signé du Professeur Nalova Lyonga laisse entendre qu’au terme d’une concertation entre l’administration et la branche du Synes de l’Université de Buea, les enseignants auraient décidé de reprendre les cours. Des raisons d’inviter les étudiants à vaquer à leur principale occupation sur le campus de Molyko.

A propos, le vice-chancelor de l’Université de Buea donne des assurances quand aux moyens déployés pour sa sécurité. En effet, l’esplanade voisine du rectorat donne la pleine mesure du déploiement sécuritaire mis en place. Assis sur des bancs de fortune, gendarmes et policiers se livrent à une partie de jeu de cartes. Non loin de là, une dizaine d’autres conversent couchés ou assis sur la pelouse. Un déploiement observé depuis le 7 février 2013. Au lendemain de la grève estudiantine qu’avait connue l’Université de Buea, l’administration a mobilisé une société de gardiennage de la place ainsi que des éléments de forces de l’ordre.

Des hommes en tenue dont la présence se fait remarquer jusque dans les bâtiments du rectorat de l’Université de Buea. Ambiance plus lourde dans l’enceinte du rectorat. Sollicité par le reporter du Messager, le vice-chancelor de l’Université de Buea demande au reporter d’attendre. Une mise en attente liée à la réunion que la patronne de l’institution tient avec certains de ses collaborateurs. Officiellement, «il s’agit d’examiner la procédure à adopter lors des négociations avec les mandataires du Synes.» Une démarche engagée la veille sous les auspices du président du conseil d’administration de l’Université de Douala, le Professeur Maurice Tchuente. Une réunion au terme de laquelle, les enseignants n’ont pas été convaincus de reprendre le chemin des amphis.

© Joseph OLINGA N. | Le Messager

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