Une école pour la citoyenneté et la politique à Yaoundé

La structure lancée hier à Yaoundé entend promouvoir le dialogue, le patriotisme et l’inclusion sur la scène politique. Une cinquantaine de participants venus des pays francophones d’Afrique et du Cameroun réfléchissent depuis hier à l’hôtel Mont Febe de Yaoundé, dans le cadre de la mise en place de l’«Ecole citoyenne et politique de Yaoundé» (ECPY).

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Initiée par Vincent de Paul Emah Etoundi, député à l’Assemblée nationale, cette école animée par d’éminents universitaires, est une plate-forme de dialogue et d’études qui a pour but d’œuvrer pour le réarmement moral des populations, l’engagement citoyen, la promotion de la démocratie et des droits de l’homme. Basée à Yaoundé, mais avec une vocation sous-régionale, la nouvelle structure se fixe pour objectif le renforcement des capacités de tous les acteurs politiques par une acquisition des outils et concepts nécessaires à un meilleur exercice de la fonction politique.

A en croire ses promoteurs, l’ECPY entend être un espace d’échanges et de dialogue où seront régulièrement réunis, par la formation et l’échange, les acteurs concernés par la chose publique, en vue de les doter de compétences tranversales et complémentaires relativement à leur domaine d’intervention. Plus qu’une passerelle, elle entend établir un pont entre le savoir théorique et la compétence pratique en vue de traduire la politique en actes. Raison pour laquelle dans sa leçon inaugurale, Jean Emmanuel Pondi soutiendra q’«aucune action politique sérieuse et durable ne peut être menée dans l’improvisation.»

Pour lui, il faut professionnaliser la politique non seulement en l’élaguant des concepts comme «ennemis» où les acteurs se regardent en chiens de faïence pour faire place à ceux comme «adversaires» où prévaut un débat contradictoire, mais aussi mettre ensemble théorie et pratique. «Ce qui nous unit est beaucoup plus important que ce qui nous divise», dira-t-il. Placé sous le thème : «Acteurs politiques : rôles, missions et enjeux», l’échange qui s’achève demain connaît la participation des figures bien connues de la scène politique nationale à l’instar de Garga Haman, président de l’Alliance pour la démocratie et le développement (ADD), Tomaïno Ndam Njoya, député à l’Assemblée nationale, et Charly Gabriel Mbock, porte-parole de l’Union des populations du Cameroun (UPC). Ainsi que celle Chemuta Divine Banda, président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés.

Bâtie autour d’une fédération de 17 organisations non gouvernementales, d’institutions de recherche, d’associations de défense et de promotion de la démocratie et des droits de l’homme, l’ECPY. A la différence des écoles ordinaires, elle bénéficie de l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie n’ouvrira pas ses portes chaque jour, mais tiendra plutôt des sessions ordinaires.

Cameroon Tribune

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