Portraits: Les nouveaux responsables des Universités

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George Epah Fonkeng: Un spécialiste en administration scolaire à Buea

Il était jusqu’à sa nomination, Inspecteur Académique N°3 au Ministère de l’enseignement supérieur du Cameroun.

Son nom inspire respect auprès des étudiants dont il a encadré les travaux de recherche, loin des intrigues. Fin chercheur, il apportera sa touche dans la modernisation de l’université de Buea engagée depuis quelques années. Il obtint son Doctorat (PhD) à l’Université de Hull en Grande Bretagne. Maître de conférences à l’Université de Yaoundé I, Cameroun, il est spécialiste en Administration scolaire avec des intérêts en recherche et enseignement en Éducation privée, en Administration scolaire, en Méthodologie de recherche et en Économie de l’Éducation. Il est auteur de plusieurs articles dans les revues scientifiques de renom surtout en Administration scolaire et ses processus, ayant publié des ouvrages sur “Administration Scolaire et Provisorat” et “l’Histoire de l’Éducation au Cameroun”. Il est membre du comité scientifique du Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Éducation (RO-CARE). Il était jusque-là, inspecteur des Affaires Académiques N°3 au Ministère de l’Enseignement Supérieur. Enseignant à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Yaoundé I, le Professeur FONKENG EPAH George est par ailleurs Enseignant associé à l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé I.

Daniel Abwa: Il coordonnera surtout l’académie et la promotion des Tics à l’université de Yaoundé I.

Son nom honore le milieu universitaire camerounais et africain. Depuis plusieurs décennies, le Pr Daniel Abwa a su s’imposer de par sa riche production scientifique.

Il est auteur de 9 ouvrages et de 41 articles scientifiques sur le cinquantenaire du Cameroun, la dynamique d’intégration régionale en Afrique centrale, la contribution des Camerounais francophones à la réunification des deux Cameroun, le nationalisme camerounais, la promotion de la femme camerounaise, les Hommes de l’histoire de l’Histoire, la diplomatie dans l’Afrique pré coloniale, etc. Particulièrement, il a publié Cameroun: histoire d’un nationalisme, 1884-1961 (éd. Clé) dans lequel il plaide en faveur de la réalité historique et de son acceptation par tous. Né le 10 avril 1953 à Douala, Daniel Abwa était très serein dans son bureau à l’université de Yaoundé I en tant que directeur des Affaires académiques. Il remplace à ce poste le Pr Ntsobe Ndjoh André Marie, admis à faire valoir ses droits à la retraite. Son téléphone crépitait à chaque seconde hier lorsque nous l’avons rencontré ; preuve que ceux qui l’entourent sont dans l’euphorie à cause de sa nomination. Certains pourraient croire qu’il s’agit d’un poste moindre. Que non, « Comme toute nomination. Je l’ai accueilli avec beaucoup’ de joie. La nouvelle mission, je vais également l’assumer avec rigueur puisque j’étais déjà directeur des affaires académiques. Maintenant, on me demande de coordonner surtout l’académie et d’assurer la promotion des Tics. Il s’agit d’un nouveau défi et je vais m’y atteler». Originaire de l’arrondissement de Makenene et particulièrement de l’arrondissement du Mbam et lnoubou, Daniel Abwa est Chevalier de l’ordre de la valeur. Professeur des universités depuis 2003, il a tour à tour été Chef de département d’histoire; doyen de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines, membre du Conseil des examens à l’Office du Baccalauréat du Cameroun. Sur le plan politique, ses convictions pour le Rdpc n’ont jamais changé.

Yaoundé II: Tsafack pour contrôler et évaluer

Professeur titulaire, il est désormais le vice-recteur chargé du contrôle interne et de l’évaluation.

II doit être l’un des universitaires les plus modernes au Cameroun. En tout cas, il est l’un des rares à disposer d’un site officiel à jour. Son agenda, ses publications, son « rayonnement », ses consultations, etc consultables sur internet. Le professeur Roger Tsafack Nanfosso est professeur titulaire depuis mai 2006 lorsqu’il est reçu au concours d’Agrégation pour le recrutement des professeurs de l’enseignement supérieur en sciences économiques (option économie, du travail), Il est entré dans le monde universitaire en 1989 en tant que moniteur avant de devenir assistant en 1994, puis chargé des cours quatre ans après. Entre temps, il obtient un Doctorat de 3ème cycle en économie de l’entreprise, mention très bien à l’unanimité. C’était en 1993. En 2000, il réussi avec brio son doctorat d’Etat en économie du travail, mention très honorable avec félicitation. L’année suivante, il obtient un certificat de l’Institut de la banque mondiale (USA Washington) sur les priorités commerciales en Afrique francophone. En collectionnant, ces diplômes il gravit aussi les échelons dans l’administration. Entre 2001 et 2005, il était directeur national du programme de troisième cycle inter-universitaire en Economie (Md) et directeur du DEA des Sciences de Gestion. Formateur permanent au programme de formation en gestion de la politique économique financé par la banque mondiale de 1998 à 2003 il dirige ce programme depuis lors. De2012 à ce jour, il est personne ressource du Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA) basé à Nairobi au Kenya. Il est dispense des cours dans plusieurs universitaires en Afrique et ailleurs. Il est âgé de 50 ans. Sa citation préférée est d’Henry Bergson : «Pensez en homme d’action et agissez en homme de pensée».

Barnabé Ze Mballa: Un Doyen pétri d’expérience

L’ancien directeur des Etudes à L’Ens est déterminé a travaillé. Autour de 13h hier, mardi 04 février 2014, il occupait encore son bureau à L’Ecole Normale Supérieure où il assumait les fonctions de directeur des Etudes.

Les multiples invités appelaient déjà M. Le Doyen conformément au décret dei Chef de l’Etat survenu la veille. Plusieurs étudiants et enseignants rencontrés sont unanimes que Barnabé Mballa Ze a tenu le pari en remplaçant Nicolas Gabriel Andjiga l’actuel directeur de l’Ens. Ceux qui ont assisté à la cérémonie solennelle de remise des diplômes à la 52 ème promotion des enseignants au Palais des Sports en décembre 2013 ont apprécié la dextérité à laquelle il a conduit la séance en présence du Minesup. Pour Barnabé Mballa Ze, «l’acte du Chef de l’Etat est toujours quelque chose d’enthousiasmant”. Avant le décret présidentiel le nommant comme doyen à la Faculté de l’Education à l’université de Yaoundé 1, il avait dans la matinée du 3 février 2014 été admis par le président de la République au rang de classe exceptionnelle, indice 1300. Né le 1 er septembre 1 954 à Akekela’a, le Pr Barnabé Mballa Ze est marié et père de 5 enfants. Il reste déterminé à travailler avec l’équipe qui est en place.”Nous allons travailler en cohérence avec le plan stratégique de développement et suivant les instructions de M. le recteur». Le Pr. MBALA ZE Barnabé obtient son doctorat nouveau régime avec Mention : Très honorable avec félicitations du jury et autorisation de publier à Université de Picardie (Amiens – France). Le titre de sa thèse: Approche sémiologique de l’écriture dramatique d’Aimé Césaire et de Kateb Yacine. Il a été tour à tour Professeur et animateur pédagogique au lycée d’Abong-Mbang, (Est-Cameroun), Secrétaire général de la Faculté de Droit et des Sciences économiques de l’Université de Yaoundé, Chef du Département de français à l’ENS, Chef de la Cellule de la Prospective au ministère de l’Enseignement supérieur, Il enseigne la sémiotique et la didactique du français.

Charles Ossah Eboto: Un philosophe pour assurer la recherche

Le nouveau vice-recteur de l’université de Maroua est un homme rigoureux et un épistémologue accompli.

Sous sa démarche et son calme naturels: se cache une force tranquille, qui impose même du respect. Le Pr Charles Ossah qui vient d’être nommé Vice-recteur chargé de la Recherche, de la Coopération et des Relations avec le Monde des entreprises était, avant sa nomination, Directeur du Centre des œuvres Universitaires à l’université de Maroua où il officie depuis quelques années. Avant d’être directeur du Centre des œuvres universitaires, Charles Ossah Eboto a pendant plusieurs années servi comme enseignant au département de philosophie à L’Ecole Normale de l’Université de Yaoundé I. Ses étudiants retiennent de lui, l’image d’un «psychagogue», c’est-à-dire d’un conducteur d’âmes. Un étudiant explique que ses enseignements promenaient toujours l’apprenant dans les dédales de l’épistémologie contemporaine, qu’il alliait toujours savoir-faire, savoir et savoir-faire, «il n’hésitait jamais à prodiguer des conseils à ses cours ». Quoi de plus normal, Charles Ossah Eboto est spécialiste de l’histoire des sciences dans la philosophie des sciences du positivisme logique. Auteur d’une thèse de doctorat en philosophie et publié à l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris) sous Jacques Bouveresse en 1993, Charles Ossah Eboto montre pour l’essentiel que dans le positivisme logique, toute la démarche de la science moderne constitue le paradigme sur lequel la philosophie doit se régler, depuis Galilée jusqu’à Einstein.

Alice Delphine Tang: Une prof titulaire de renommée internationale

Recruté en l’an 2000, cette femme exceptionnelle a terminé son parcours universitaire 11 ans seulement après.

Sa nomination doit être interprétée comme le fruit d’une récompense. Ses multiples travaux dans je domaine de la littérature française et francophone disent long sur le mérite de cette femme qui honore les dames. En reprenant la célèbre formule de Ngah Alice Salomé, on dira qu’elle est un « sexe faible fort ». Auteur de 9 ouvrages et de 45 articles scientifiques, cette auteure et directrice d’une direction à l’Harmattan est professeur titulaire depuis 2011. Recruté en l’an 2000 comme assistant à l’université de Yaoundé I, elle soutient sa thèse de doctorat après et s’engage dans un travail titanesque. Ses interventions précieuses lors des dédicaces sont toujours une occasion d’enrichissement pour ceux qui apprécient les belles lettres. Professeur de renommée internationale, elle enseigne également ‘au Canada. Parmi ses ouvrages phares, on peut citer, La littérature camerounaise depuis la Réunification (1961-2011), L’épreuve du commentaire composé, Jacques Fame Ndongo. Esthétique littéraire, Ecriture féminine et tradition africaine, etc.

Magloire Ondoa: De vice-recteur à doyen

L’agrégé de droit est désormais le nouveau patron de la faculté des sciences juridiques de Yaoundé II.

En voilà un qui ose toujours. Qui n’a jamais sa langue dans la poche. En 2013, en pleine conférence sur la réunification du Cameroun à l’amphi 700 de Yaoundé I, il sort une phrase qui fait sursauter toute la salle constituée essentiellement de ministres et autres commis de l’Etat et ses collègues d’université. L’agrégé en droit déclarait: «Il n’y a jamais eu de réunification au Cameroun, du point de vue de l’analyse juridique». Il argumente qu’aucun traité international n’a entériné l’acte au cours duquel, le Cameroun francophone et le Cameroun anglophone ont décidé de se réunir. Le public acquiesce. Demandez lui aussi à quoi servira, par exemple le Conseil constitutionnel que l’on annonce pour bientôt: «Il ne servira à rien», tranche-t-il. Mais au-delà de ces discours loin des lieux communs, Magloire Ondoa pose aussi des actes singuliers. L’an dernier, il publie un document comme on ne l’a jamais fait au Cameroun. Il l’a intitulé: «Textes et documents du Cameroun (1815-2012)». En fait cet ouvrage encyclopédique de 160 000 pages, 67 volumes, 250 tomes, regroupe plus d’un million de textes réglementaires, tout secteur confondu. Il ne connaît pas que de la gloire. Des déboires aussi. En 2008, Ama Tutu Muna, le ministre des Arts et de la Culture, le débarque sans façon de son poste de président de la Commission permanente de médiation et de contrôle des organes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. Il ne se laisse pas faire. Il prend sa plume et publie dans la presse une tribune libre où il s’en prend directement au ministre montrant ses limites dans la gestion des questions des droits d’auteur et des droits voisins. C’est donc à cet universitaire prolifique, l’un des Meilleurs de son domaine qu’incombe la responsabilité de diriger la faculté des Sciences juridiques et politiques de l’université de Yaoundé II-Soa qu’il connaît bien. Avant sa nomination lundi dernier poste, Magloire Ondoa était vice-recteur chargé du contrôle interne et de l’évaluation, cumulativement avec ses fonctions de département du Droit public interne. «Quinquagénaire», comme lui-même, le dit, il est père de quatre enfants biologiques et plusieurs d’autre adoptés.

@Par Le Jour

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