Mouvement d’humeur: Des enseignants syndicalistes en proie à des représailles

Suite à la circulaire n° 13/ 1464 Minedub/ Sedub/ Drh du 02 janvier 2013 aux délégués régionaux, Youssouf Adjidja Alim tente d’étouffer le mouvement d’humeur lancé au mois de décembre dernier, lequel a pris corps dès le 03 janvier 2013, à l’occasion de la rentrée du deuxième trimestre. Malheureusement, certains responsables des services décentralisés du ministère de l’Education de base (Minedub) ont récupéré cela à leurs dépends et menacent voire intimident les membres du Snicomp.

Selon Thomas Messanga Ngono, président du Snicomp, « des informations selon lesquelles la Minedub a instruit les délégués régionaux d’envoyer à son niveau les noms des enseignants qui boycottent les cours dans les établissements où ils sont affectés, pour que ces derniers écopent d’éventuelles sanctions nous ont été rapportées », a-t-il dit. Selon le Snicomp, ces menaces ont été mises à exécution dans les régions de l’extrême-Nord (Maroua), du Centre (Mbam et Kim), de l’Est (Bertoua). Et de poursuivre : « nos membres se laissent intimider parce qu’ils ne connaissent pas leurs droits.

Le droit à la grève est reconnu dans notre pays et en cette période, le travailleur ne dépend plus de l’administration ou de l’entreprise, mais de l’autorité syndicale à laquelle il adhère jusqu’à l’aboutissement des négociations (Cf décret n°72-610 du 03/11/1972 portant sur la liberté syndicale) ». Or, dans le cadre des négociations, le ministère du Travail les a contactés le 3 janvier au soir, pour leur demander de lever leur mot d’ordre de grève, arguant que, le dossier est au niveau de la Présidence de la République et que quelques lenteurs administratives retardent son aboutissement. Les syndicalistes qualifiant cette réponse d’éternelles promesses, ont décidé de ne pas baisser les bras et de maintenir leur mot d’ordre de grève jusqu’à ce qu’ils soient rétablis dans leurs droits.

Chasse aux sorcières

Ainsi, « les sanctions qui nous sont promises (demandes d’explication, lettre d’observation, affectation disciplinaire, suspension brusque de salaires), ne seront que le fruit d’une véritable chasse aux sorcières et d’un règlement de compte. Notre syndicat usera de tous les moyens légaux (sit-in, marche, recours en justice) pour protester contre ces abus. L’enseignant est une priorité pour notre syndicat », a conclu le président du Snicomp. Ce mouvement syndical demande l’intégration systématique par vague des instituteurs contractuels et contractualisés et le recrutement des maîtres des parents, entres autres revendications.

© Florette MANEDONG | Le Messager

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