Maroua: L'Université outille ses futurs docteurs

150 doctorants de l'Université dont 22 Tchadiens, ont été formés à la méthodologie. Mettre en 2013 sur le marché du savoir des docteurs «made in Maroua», tel est le challenge que l'Université de Maroua (Uma) se propose de relever.

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En cinq ans d'existence, l'avant dernière-née des universités d'Etat veut d'ores et déjà inscrire son nom au panthéon des universités de grande renommée. Après l'arrimage au système Licence Master Doctorat (LMD), les ambitions de l'institution que dirige le Pr Edward Oben Ako depuis 2008 sont dorénavant tournées vers la formation des doctorants. C'est dans ce cadre que du 25 au 28 juin 2013, a été organisé à Maroua le troisième séminaire de l'école doctorale. Les travaux qui avaient pour thème: «Consolidation des acquis de la recherche: méthodologies et théories», ont été animés par d'imminents professeurs venus des universités sœurs du Cameroun et de l'Université de Ndjamena au Tchad. L'on a surtout noté la présence des historiens Daniel Abwa, professeur à l'Université de Yaoundé I, et Ali Gamar de l'Université de Ndjamena.

Au cours du rendez-vous intellectuel qui a réuni quatre jours durant 150 doctorants, il a été question d'examiner les travaux de recherche de ces derniers. Lesquels travaux se sont déroulés en seize ateliers en fonction des spécialités. Cette plateforme d'échange a permis aux 22 doctorants tchadiens présents aux travaux, de s'imprégner de l'expérience camerounaise en termes d'avancement des travaux des thèses. Créée en janvier 2010, l'école doctorale de l'Uma est une réponse à une urgence d'efficacité en matière d'enseignement et de recherche. Elle comprend cinq unités de formation doctorale à savoir: sciences de l'Homme de société, Littérature, langue et science du langage, logées à l'école normale supérieure et les trois autres, Sciences exactes, Sciences de l'ingénieur et Sciences et technologies de l'Art quant à elles sont à l'Institut Supérieur du Sahel.

Trois années après sa création, elle a déjà abrité deux soutenances d'habilitation à diriger des recherches, dont une en science du langage et une autre en littérature africaine. «Le séminaire a permis d'atteindre deux objectifs essentiels. Le premier est la consolidation des acquis théoriques et méthodologiques. Le second est de faire le point sur l'état d'avancement des différents travaux afin de mesurer l'échéance future des probables soutenances, qui auront lieu au cours de cette année 2013, conformément à la charte des thèses élaborées et présentées à l'assistance à l'occasion du premier séminaire», a indiqué le Pr Benoît Loura, vice-recteur chargé de l'enseignement, de la professionnalisation et du développement des technologies de l'information et de la communication.

© JEAN AREGUEMA | L'Oeil du Sahel

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