Lycée de Nkoldongo: Elèves et enseignants en danger de mort

Depuis l'année scolaire en cours, il ne se passe pas de jour sans que l'on ne déplore des actes d'agressions perpétrés dans cet établissement par des voyous venus des quartiers environnants

Situé dans l'arrondissement de Yaoundé 4e, le Lycée de Nkolndongo a vu le jour il y a des lustres par la magie d'un décret présidentiel. Mais dès sa création, il s'est posé un problème, Celui de son site. En attendant son érection, un espace réduit comme une peau de chagrin, avait été accordé à cet établissement dans l'enceinte du Lycée d'Anguissa. Des années plus loin, le site mitoyen du marché de Mvog Ada, est sorti de terre. C'est ainsi qu'une partie des élèves et du corps enseignant, a été délocalisée (6e, 5e, 4e, 3e et 1ere). Seules les classes de terminale et de seconde; sont restées dans l'enceinte du Lycée d'Anguissa. Alors que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles les années écoulées, l'année scolaire 2012-2013 n'est pas un long fleuve tranquille dans cet établissement. Le climat y est délétère. En effet, sans clôture, cet établissement d'enseignements secondaires, est à la merci de tous les quidams et autres loubards (fumeurs de chanvre, les «gros bras», les joueurs de «njambo»...)

Au quotidien, on assiste alors de façon itérative à des pugilats mortels qui opposent ces voyous arborant la tenue dudit établissement dont les noms ne figurent sur aucun registre des inscrits aux élèves régulièrement inscrits. Dans cet établissement, la psychose s'est emparée de tout le monde. Même le Proviseur Madame Ataba Ndoumou née Missodi Anne, est toujours terrée dans son bureau et permanemment blême de peur, pendant que les actes de violences indescriptibles se déroulent dans la cour dudit établissement. Selon nos sources, il ne se passe pas de jour sans qu'on ne déplore un cas d'agression dont est victime un élève qui, par la suite, sera conduit dans un centre hospitalier pour des soins intensifs. Fréquemment, alors qu'un enseignant est en train de dispenser son cours, des voix menaçantes lui parviennent à travers la fenêtre en ces termes: «Laisse les enfants en paix et fous le camp, imbécile!» Face à la gravité de la situation et en attendant que le pire ne survienne pour que la menace soit prise au sérieux, les élèves, les enseignants et le corps administratif vivent dans l'angoisse. Les autorités sont ainsi interpellées pour y remettre de l'ordre à l'effet de ne pas, comme à l'accoutumée, jouer les médecins après la mort.

© Fidel Castro Mouzong | Le Soir

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