Le calvaire des doctorants au Cameroun: La face du bourreau de l'Université de Douala

 Rédiger une thèse de doctorat et la soutenir dans les universités camerounaises est un véritable parcours de combattant.  En plus et l'absence de subventions qui devraient permettre au candidat de mieux mener ses recherches, ce dernier doit faire face une fois sa thèse rédigée et déposée, au sadisme et au machiavélisme de certains enseignants qui pour des raisons qu'ils sont les seuls à connaître bloquent la procédure devant conduire à la soutenance.

Les multiples instructions du Ministre de l'enseignement supérieur visant à faciliter la procédure devant conduire à la soutenance sont quotidiennement boycottées par certains enseignants qui violent ainsi les textes du système Licence Master Doctorat (LMD). Sous d'autres cieux par exemple, une fois qu'une thèse est déposée, elle est soutenue dans les 45 jours qui suivent.

Au Cameroun, ce n'est pas le cas. Le candidat à une soutenance doit dans notre pays, faire face à des conditions les plus abominables qui lui sont imposées avant toute éventuelle soutenance. Ces pratiques qui sont généralement le fait d'enseignants véreux qui veulent régler leurs comptes avec le directeur de thèse du candidat ont pour principal objectif de ralentir, voire d'empêcher le candidat de soutenir. C'est ainsi qu'après le dépôt de leur thèse, certains candidats doivent attendre pendant des mois voire pendant des années sans qu'on ne puisse leur donner des explications à toute cette lenteur. A l'Université de Douala par exemple, l'un des parfaits exemples de ces brebis galeuses est le Pr. Camille Ekomo Engolo, Vice-doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines chargé de la recherche et de la coopération, cumulativement avec le poste de Chef du département des sciences de l'éducation à l'ENSET de l'Université de Douala.

Cet homme est un véritable goulot d'étranglement dans le fonctionnement de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines qui pourtant depuis l'arrivée du Pr. Samuel Efoua Mbozo'o à sa tête comme Doyen, a commencé à retrouver ses lettres de noblesse. La dynamique impulsée par ce nouveau doyen porte de bons fruits qui sont malheureusement charançonnés par son Vice-doyen en charge de la recherche et de la coopération. Cet homme est un poison qui n'aurait jamais pardonné au Ministre de l'Enseignement supérieur de lui avoir refusé le poste de Chef du département de sociologie pour lui donner plutôt celui de chef du département des sciences de l'éducation à l'ENSET. Spécialiste des intrigues, des coups bas et grand chantre du tribalisme, ce docteur en sociologie de l'éducation aujourd'hui Maître de conférences a fait soutenir l'année passée dans des circonstances très floues ses deux plus grands disciples (Téfé Tagne Robert et Yomb Jacques) qui terrorisent tout comme leur maître les étudiantes et sont impliqués dans des trafics de notes et de documents officiels dont leur attestation de doctorat qu'ils présentent comme ayant été signée par le Chef du département de sociologie le Pr. Stella Nana-Éabu alors que celle-ci ne s'y reconnaît pas.

D'après certaines sources, une enquête ouverte par le MINESUP est en cours, en vue de clarifier cette situation ainsi que celle d'une filière Gestion des Ressources Humaines créée au département de sociologie, mais qui était une véritable source d'enrichissement illicite pour le Pr. Camille Ekomo Engolo. L'ampleur de la cruauté de cet enseignant qui conditionne l'encadrement d'un étudiant à l'adhésion à l'Ordre des rameaux dont il est membre et l'encadrement d'une étudiante à des rapports sexuels dans son bureau (son épouse actuelle est d'ailleurs l'une de ses anciennes étudiantes) est une véritable tâche d'huile qui ternie l'image de l'Université de Douala en général et de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines en particulier.

Ce mégalomane se considère comme incontournable dans le FLSH et est particulièrement déterminé lorsqu'il s'agit de bloquer le dossier de thèse d'un candidat qui ne bénéficie pas de ses faveurs et qui refuse de céder à ses avances. Plusieurs anciens doctorants ont un très mauvais souvenir de lui et le Recteur de l'Université de Douala, défenseur de la bonne gouvernance gagnerait à se débarrasser d'une telle épine. Le calvaire des doctorants est une réalité dans les universités camerounaises et il est désormais temps que les principaux responsables soient dénoncés afin que l'obtention d'un doctorat ne relève plus d'un mystère dans notre pays..

© Sylvestre Ebanga Akongo (correspondance | Le Soir

© Cameroon-Info.Net 

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