Formation: Que sont devenus les centres multimédias de Paul Biya?

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Le Centre multimédia du lycée bilingue d’Essos. Des élèves de la section anglophone sont devant des postes d’ordinateurs, en train de suivre les cours d’informatique. Cinq moniteurs les encadrent. Un moniteur, Luc Robert, donne des orientations pour aider les élèves à effectuer des recherches sur Internet, celles qui ont un lien avec les cours qu’ils reçoivent notamment. Les sites des réseaux sociaux sont prohibés. Si la salle, elle, est propre, les ordinateurs semblent avoir pris un coup de vieux. En témoigne les tubes cathodiques visibles sur ces ordinateurs.Pour le coordonnateur de ce centre, les machines sont peut-être vielles, mais elles fonctionnent encore. Le plus difficile à gérer reste l’effectif des élèves qui va croissant quand on sait c’est en 2001 que ce centre multimédia a été inauguré par le président de la République, M. Paul Biya.

Au centre multimédia du lycée bilingue, mise en place la même année, M. Edouard Awono, coordonnateur du centre, indique que, «le nombre de postes d’ordinateurs n’a pas suivi la population grandissante. Par exemple, l’année scolaire présente, 2012-2013, compte 8000 élèves repartis dans 70 classes, contre 5000 pour le compte de l’année 2001-2002». Ainsi, 80 ordinateurs repartis dans deux salles de 40 postes, constituent le parc informatique du centre multimédia. Soit un ratio d’1 ordinateur pour 100 élèves, effectif moyen d’une classe, au lieu de 70 à 80 comme prévus. Chaque élève a accès au centre et y a droit à 2 heures de cours par semaine, soit 68 heures de cours par an. Le scénario est le même au lycée Leclerc, pour M. Emmanuel Ekouma, coordonnateur des centres au plan national, il y a surpeuplement, «mais avec les effectifs de 95 élèves par salle, nous ajoutons des chaises pour satisfaire tout le monde». Ici, soit un poste d’ordinateur est alors prévu pour deux élèves, soit comme au lycée bilingue, une salle de classe est scindée en deux groupes dont le 1er est constitué de la lettre A à M, puis, de N à Z pour le second. Chaque groupe a droit à 1 heure de cours. Enfin, il y a une tranche d’animation de 15h30-17h après la sortie d’école, en plus de celle classique (7h à 15h30) pour combler le vide. Ces tranches de cours sont gratuites.

Concernant la gestion de ces centres, les établissements cités plus haut, les coordonnateurs préfèrent ne pas en parler et disent que «les équipements ont été renouvelés une fois, en 2007, avec une vingtaine de machines, de serveurs et d’imprimantes acquis grâce au Mineduc, en plus, quand il y a un problème technique, on fait un inventaire». Pour une autre source bien introduite, «tout ce qui concerne le chef de l’Etat est délicat, normalement c’est le proviseur qui doit allouer un budget pour cela mais, on fait avec ce qu’on nous donne sur le terrain». Et pour le proviseur du lycée bilingue, «tout va bien». Ce que les élèves approuvent aussi du moment où l’accès aux salles des ressources multimédia reste gratuit.

L’inauguration des centres des ressources a permis de mettre en place, plusieurs équipements informatiques à la disposition des élèves et du personnel enseignant des deux lycées pour optimiser le projet pédagogique destiné à les initier à l’informatique et ses dérivés. Le lot de matériel dans chacun des lycées comportait 3 serveurs, en moyenne 74 ordinateurs connectés à Internet, 3 imprimantes en réseau; 8 imprimantes couleurs, 2 scanners et des logiciels tels que: Office Xp, Word Excel, Powerpoint, Outlook, Omnipage. L’action présidentielle visait, entre autres objectifs, à initier et à former les élèves aux technologies de l’information et de la communication (TIC), de leur permettre d’avoir accès à des logiciels éducatifs, d’avoir accès Internet pour approfondir leurs cours.

A présent, plus de sept lycées au Cameroun possèdent des centres de ressources multimédia. Il s’agit, en plus des lycées cités, le lycée Joss, le lycée bilingue de Deïdo à Douala, lycée bilingue de Bamenda et enfin les lycées Classique et Technique de Garoua. L’inauguration de quatre autres dans les lycées de Bertoua, de Dimako, de Meyomessala et de Sangmélima est annoncée depuis 3 ans.

Reperes

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