EST: Deux enseignants tabassés par des élèves au Lycée Technique de Kpokolota de Bertoua

La bagarre s’est déroulée dans la matinée du 23 avril dans l’enceinte de l'établissement.

Une bagarre a opposé deux enseignants du Lycée Technique de Bertoua Kpokolota à leurs élèves, le 23 avril 2013. L’incident a eu lieu dans l’enceinte de l’établissement, en présence d’une foule d’élèves et des curieux. En effet, Ekpwell, Surveillant de secteur, a échappé de justesse à la mort. Il a eu des blessures au niveau de la face et un peu partout sur le corps. Les vêtements qu’il portait sont déchirés. Son collègue, Emma Yondjeu, deuxième victime, n’a pas subi le même supplice, mais a été sérieusement tabassé. «M. Ekpwell a échappé à deux coups de couteaux. Son collègue Yondjeu a été mordu par trois fois au niveau du corps», précise le Proviseur Dieudonné Ntamak.

Les deux enseignants ont été conduits à l’hôpital. Selon des récits, leurs agresseurs étaient «armés» jusqu’aux dents. Ils se sont servis des couteaux, des armes blanches fabriquées à base de bois. Les auteurs de ces actes de barbarisme sont identifiés: les sieurs Anaba et Cédric Angos qui ne sont pas élèves dans ce lycée. Ces derniers ont bénéficié de la complicité de leurs amis élèves dans cet établissement. Les six mousquetaires ont particulièrement fait du vacarme aux alentours de l’établissement en cette matinée de mardi que l’événement a attiré du beau monde. En fait, qu’est-ce qui serait à l’origine de cette bagarre entre ces élèves et leurs enseignants? Selon les responsables de cet établissement, c’est la rigueur instaurée au sein du Lycée Technique qui est à l’origine de la bagarre.

A la faveur du déroulement des épreuves physiques démarrées depuis quelques jours, un contrôle strict a été institué pour filtrer les entrées et sorties. Les censeurs et surveillants de secteurs sont chargés d’appliquer cette mesure. Les élèves délinquants ne voient pas d’un bon œil ce train de mesures qu’ils vont d’ailleurs fouler aux pieds. C’est ainsi que lorsqu’ils ont passé leurs épreuves physiques, les candidats Manga, Molo Zing, Nga Désiré et Bassa décident de sortir de l’établissement, bravant ainsi ces mesures. Ils rencontrent les deux surveillants de secteur qui exigent de les identifier.

«Ces derniers ont refusé d’obtempérer et ont bousculé l’un des surveillants. Au même moment, l’autre surveillant, Yondjeu entre en scène pour tenter de sortir son collègue des griffes de ses agresseurs. C’est alors que la bagarre dégénère», rapporte le Proviseur. La situation devient difficile à gérer, lorsque des élèves, sortis en masse, commencent à lancer des pierres dans tous les sens. Ce sont des éléments des Equipes Spéciales d’Intervention Rapide (ESIR) qui vont intervenir pour mettre du calme. Quelques suspects sont appréhendés, d’autres ont pris la clé des champs. Enfin, les responsables de l’établissement ont déjà déposé une plainte contre les élèves interpellés.

© Pierre CHEMETE | Cameroon Tribune

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