Cameroun - Université de Douala: Des projets d’étudiants manquent de financements

Création d’un réseau local pour faciliter l’accès à l’information, production du haricot précuits, fabrication d’une machine avec une capacité de production de 2000 beignets en 8 min, baptisée «beigneteuse», sont entre autres idées montées par des groupes d’élèves-ingénieurs de la faculté de génie industriel de l’Université de Douala.

image.jpg

Et qui n’attendent que des appuis financiers pour leur réalisation Création d’un réseau local pour faciliter l’accès à l’information, production du haricot précuits, fabrication d’une machine avec une capacité de production de 2000 beignets en 8 min, baptisée «beigneteuse», sont entre autres idées montées par des groupes d’élèves-ingénieurs de la faculté de génie industriel de l’Université de Douala. Et qui n’attendent que des appuis financiers pour leur réalisation. Le 6 juillet 2013, un groupe d’élèves ingénieurs de la Faculté de génie industriel de l’Université de Douala a décroché le prix baptisé « Google developpers group » à Nairobi au Kenya. Une initiative de Google dans le but de détecter les jeunes Africains ayant des projets pouvant contribuer au développement de leurs nations. A cette compétition, ont pris part plusieurs élèves-ingénieurs des autres pays d’Afrique qui sont venus défendre leur projet de développement.

L’Afrique du Sud et la Côte d’ivoire ont reçu respectivement les 1er et 2ème prix de ce concours. Tandis que les ambassadeurs du Cameroun, un groupe de 30 élèves ingénieurs, ont reçu le 3ème prix. « Le concept était de présenter un projet qui va contribuer au développement technologique de notre pays. Nous avons crée un réseau local sur lequel on peut avoir facilement accès aux informations. Nous avons été représentés par notre chef de groupe, Cédric Atangana et quelques membres qui, actuellement se trouvent en France toujours par rapport à ce projet. Présentement nous sommes en train de préparer le prototype parce que nous disposons d’un délai de 10 semaines pour réaliser le projet », explique Stephan Medjo, l’un des membres du groupe. Seulement à les en croire, la réalisation de ce projet connait d’énormes soucis sur le plan matériel. « Nous avons besoin de certains outils que nous ne disposons pas. Nous nous sommes rapprochés des entreprises qui pourront nous fournir ces matériels, jusqu’à présent, nous sommes toujours dans l’attente », déplore notre interlocuteur.

A l’instar de ce groupe, de nombreux projets pouvant contribuer au développement socio-économique du Cameroun sont en gestation à la faculté de génie industrielle de l’Université de Douala. « Les étudiants de cette faculté sont assez dynamiques. Ils font beaucoup de choses. Ils essaient de se rendre utiles et s’attaquent au problème de développement. Ils ont eu plusieurs prix au niveau international», affirme le doyen de cette institution Robert Nzengwa. On note entre autres, le 2ème prix de jeune entreprise, pour la mise en place d’une industrie qui peut traiter les déchets plastiques au Cameroun. « C’est un grand projet qui est en train de se mettre en place. Il permettra de recruter au moins 20 ingénieurs », affirme notre interlocuteur. Egalement le premier prix de national instrument pour l’innovation en Afrique organisé par le leader mondial dans le domaine d’instrumentation et d’automatisme basé aux Etats Unis d’Amérique. «Ce groupe a mis au point un système permettant de préparer le haricot de manière industrielle, le chef du projet est aux Etats-Unis pour la suite de la compétition », affirme le doyen. Selon, Erick Parfait Zé, l’un des membres de ce groupe, l’idée est de mettre sur le marché camerounais, du haricot précuit conditionné dans des sachets en papier biodégradable.

On note en outre la fabrication d’une machine appelée «beigneteuse» qui permet de produire environ 2000 beignets en 8 min. Seulement à en croire le doyen, tous ces projets ont un problème commun. L’absence d’accompagnement par les entreprises et d’appui financier. «Tous ces projets sont réalisables, mais on attend les financements. Toutes ces idées sont les projets de développement qui ont besoin d’être accompagnés. L’Etat doit créer des organismes qui permettent à ceux qui ont des projets de se mettre à leur propre compte », plaide Robert Nzengwa. Crée en 1993, la Faculté de génie industriel est opérationnelle depuis 2006 suite à un arrêté ministériel. Elle forme les ingénieurs dans le système Licence- master- doctorat (Lmd) et ne délivre le diplôme d’ingénieur en génie industrielle qu’au niveau maters. « Nous avons 9 filières d’ingénieurs de génie industriel. Nous formons des étudiants capables de répondre à temps à un besoin et avec satisfaction, ce qui manque aux entreprises et qui leur coûte cher », confie le doyen. Comme la plupart des établissements publics, cette Faculté est confrontée aux problèmes de logistique. « Nous souhaitons que le gouvernement fasse un effort pour que nous ayons nos équipements personnels et améliore nos conditions de travail », désire le doyen.

© Marie Louise MAMGUE | Le Messager

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau