Cameroun : Timide reprise des cours à l’Université de BUÉA

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Mais les arrestations d’étudiants soupçonnés d’être à l’origine de la grève du 14 mai 2013 se poursuivent à Molyko.

Selon des habitants du chef-lieu de la région du Sud-ouest, les étudiants de l’Université de Buéa ont depuis hier, repris le chemin des amphithéâtres. Ceci, après le boycott de la fête de l’Unité dont la ville de Buéa a eu du mal à célébrer, avec un seul carré de l’Université de Buéa. En grève depuis la semaine dernière, les étudiants, jusqu’à hier, n’avaient toujours pas accordé leurs violons sur les revendications. « Quoique de manière timide, les étudiants des différentes facultés ont commencé à se diriger vers les amphis », indique le président de l’Association des étudiants de l’Université de Buéa (UBSU). Qui confirme la reprise des cours suite à l’appel du Recteur de cette institution universitaire, Dr Pauline Nalova Lyonga.

Joint au téléphone, Roland Minang ajoute, cependant, que les forces de sécurité restent présentes dans le campus de Molyko. Pour lui, la reprise des cours ne signifie pas qu’ils oublient leurs revendications. Il s’agit, entre autres, de l’abandon des poursuites judiciaires contre certains de leurs camarades. Actuellement jugés au tribunal de 1ère instance de Buéa, pour les grèves de janvier et de février dernier ; l’organisation des examens de rattrapage de fin du 1er semestre ; l’organisation des élections libres et transparentes au sein de leur association (UBSU). Et enfin, l’amélioration de leur cadre de vie, notamment, la qualité des mets au restaurant universitaire, primes de participation aux défilés du 11 février et du 20 mai de chaque année.

Des revendications qui, pour l’instant, sont restées sans réponses favorables de la part de l’administration universitaire. Au terme d’une réunion de crise en fin de semaine dernière, le Recteur de l’Université de Buéa avait décidé de la suspension d’UBSU. Appelant les pouvoirs publics à prendre des mesures définitives contre la série de grèves qui secouent son institution. Tout comme, elle n’avait pas manqué de pointer du doigt certains esprits tapis dans l’ombre qui manipuleraient les étudiants.

Malgré la reprise timide des cours hier matin, des arrestations dans les mini-cités orchestrées par les forces de l’ordre n’ont pas cessé. « Une vingtaine d’étudiants soupçonnés d’être derrière la grève de la semaine dernière ont été arrêtés ces jours-ci. L’opération s’est poursuivie hier», révèle une source proche d’UBSU.

© Le Quotidien de l'économie : JOSEPH ROLAND DJOTIE

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