Cameroun: Près de 6000 étudiants camerounais, et l'Allemagne en veut encore

C’est dans un restaurant de Berlin, capital de la République fédérale d’Allemagne que le reporter les a rencontrés. Grâce à l’entremise de Katarina via Ayla de l’Institut Goethe qui se sont démenées pour rendre cette rencontre possible. Ces étudiants africains venus du Kenya et du Cameroun sont aussi sympathiques les uns que les autres.

Et ravis de discuter de l’actualité du continent qu’ils ont pour certains, quitté depuis plusieurs mois. Cette rencontre conviviale à la faveur d’un diner les éloigne un peu du stress des cahiers et livres, éprouvettes et autres instruments de recherche. Car s’ils sont en Allemagne, c’est bien dans le cadre des études doctorales. Car, ce pays leur offre, soutiennent-ils en chœur, « le cadre idéal dans l’une des universités de Berlin qui nous permet d’effectuer nos recherches sans problème ». Selon des chiffres avancés par Thomas Böhm, Head of Africa and Middle East Division du German Rector’s Conference (Hrk), pour l’année académique 2012-2013, le nombre d’étudiants africains enregistrés dans le pays est estimé à 21 649.

Le Cameroun occupe le premier rang avec 5 783. Il est suivi du Maroc 5 461, Tunisie, 2552 ; Egypte, 1 473 ; Nigeria, 645 ; Kenya, 586 ; Ghana, 511 ; Ethiopie, 490. Ce haut responsable présente un exposé sur la reconnaissance des diplômes étrangers en Allemagne. Cette action relève de la compétence du Hrk. Ces étudiants sont présents dans les universités et autres institutions de recherche sur l’ensemble du territoire dans la quasi-totalité des filières offertes.

Par exemple, renseigne Elke Loeschhorn, acting Dean International Affairs de la Freie Universität de Berlin (Université libre de Berlin), 19% des 28 500 étudiants sont des étrangers. Dans les présentations des Dr Peter Haase et prof. Lars Ribbe de l’Université des sciences appliquées de Cologne (ITT) on apprend que l’institut qui a accueilli 5900 nouveaux étudiants compte 63 Camerounais.

Astuces

Alors que certains pays comme la France ont décidé de limiter le nombre d’étudiants étrangers, l’Allemagne elle, leur ouvre ses portes. Prof Brigitta Schütt, vice-présidente de l’université libre de Berlin offre de venir dans l’Etat où l’université qui le souhaite, expliquer les contours de cette opportunité. D’après Dr thomas Scheidweiler, head of Africa/Middle East division de la Alexander Von Foundation, chaque année plus 2000 bourses de recherche sont offertes ici. Des Camerounais en ont même déjà bénéficié à travers le Humbolt.

Les candidatures peuvent être présentées à tout moment de l’année et directement à l’université. Cependant, entre autres critères de sélection, il est nécessaire de disposer d’un « host » ou contact en Allemagne. Une facilité qu’offre Max-Planck- Gesellschaft d’après Dr. Per Brodersen. Pour sa part, Dr Almuth Wietholtz de Leibniz Association, rassure quant à l’exigence relative aux publications dans les journaux spécialisés. Il faut toutefois savoir que tous recherchent l’excellence.

Ce qui ne peut pas être considéré comme un obstacle selon ceux qui en ont déjà bénéficié. Il faut juste travailler, car les bourses comme celles de la DAAD sont très compétitives. Mais « quand on a de très bon résultats, si on envoie son Cv à un Allemand pour solliciter une recommandation dans un programme, il hésite très peu… c’est l’excellence qu’ils recherchent ». Autres atouts majeurs, la langue. Pas seulement l’allemand, qui serait d’ailleurs un plus, mais l’anglais qui est la langue de communication internationale.

Source: Le Messager

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Date de dernière mise à jour : 15/12/2012