Cameroun : Le Lycée français Dominique Savio sevré de cours à Douala

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Cameroun : Le Lycée français Dominique Savio sevrée de cours à DoualaLes plaintes des parents, suite aux délestages qui ont perturbé les enseignements, ont poussé l'administration de cette école française à se doter d?un générateur.

Il a fallu du temps. Mais surtout des inquiétudes et plaintes des parents d’élèves pour que l’école élémentaire Dominique Savio, située au quartier Bonapriso à Douala, pense à se doter d’un générateur électrique.

Et pour cause, les perturbations électriques d’Aes Sonel ont paralysé les activités dans cette école française, entrainant mardi et mercredi derniers une interruption des cours.

Une situation jugée inacceptable par les parents désemparés, contraints de rentrer avec leur progéniture dans leurs domiciles, non sans exprimer leur désapprobation. «Il est inacceptable qu’une interruption d’énergie électrique d’Aes Sonel paralyse l’établissement alors que je débourse entre 1,2 et 1,5 million de Fcfa de frais de pension par an et par enfant pour assurer une éducation à mes enfants», s’insurgeait un parent très remonté.

A la suite de cette défaillance, une réunion de crise des parents d’élèves a été convoquée dans la foulée mardi dernier. A l’issue de cette réunion de crise dont le but était la collecte des fonds, il a été convenu de l’achat d’un générateur pour remédier aux coupures récurrentes d’énergie électrique. Une solution tardive qui va certes régler le problème des délestages et apaiser les tensions des parents, mais qui suscite des interrogations dans l’opinion publique.

En effet, comment comprendre que cette école française, dont la pension oscille à pas moins de 1,5 million de Fcfa, ne puisse pas disposer d’un générateur pour pallier les perturbations électriques ? Lorsqu’on sait par ailleurs que n’y fréquentent que les enfants des expatriés français établis à Douala et ceux d’une classe camerounaise bien fortunée. La prévision et l’anticipation qui sont les qualités managériales de nos amis français seraient-elles remises en cause ?

A l’observation, l’on serait tenté de répondre par l’affirmative, d’autant plus que la directrice, Valéry Thomas, ne semble pas apporter des réponses à ces différentes questions, préférant plutôt une fuite en avant en évitant soigneusement un emballage médiatique de cette situation. Pour preuve, selon des sources proches de cette école française, il y a quelques années, l’établissement avait été victime d’inondations.

Un parent avait alors pris le soin de prendre les images de ces inondations et les avaient transmises pour diffusion à une chaîne locale. Une situation qui avait provoqué le courroux de la direction de Dominique Savio qui avait menacé d’expulsé l’élève du parent en question. Mais face à la témérité de ce dernier d’envoyer lesdites images en France, l’établissement s’était ravisé. Rappelons que c’est le troisième délestage intervenu mardi dernier depuis le début du mois en cours dans cet établissement.

© Mutations : FRÉDÉRIC NONOS

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