Cameroun - Formation médicale: 1500 futurs médecins dans le désarroi

Ils sont inscrits dans des instituts privés d'enseignement supérieur en cours de fermeture.

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La Faculté de médecine de l'Equateur Ebolowa, l'Institut privé d'enseignement supérieur (Ipes) Bengono à Yaoundé, et d'autres Ipes, ne sont plus habilités à dispenser les enseignements dans les filières médicales pharmaceutique et odontostomatologie. La commission nationale de la formation médicale, pharmaceutique et odontostomatologie, réunie mardi dernier, lors de sa première session a décidé de leur fermeture pure et simple. L’Université des Montagnes à Bangangté et l'Institut supérieur de technologie médicale à Nkoldom ne sont pas concernés par cette mesure. Ils rejoignent les facultés de formation médicales des universités d’État. Notamment la faculté biomédicale de l'Université de Yaoundé I, Faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques à l'Université de Douala, Faculty of Health Sciences (volet médecine) l'Université de Buea, et celle de l'Université Bamenda.

A cet égard, une mesure transitoire a été prise pour les étudiants fréquentant les établissements non agréés pour l'année académique 2013-2014. «Ce sont pas moins de 1500 élèves médecins qui sont concernés sur le coup», tente de comptabiliser Guy Sandjon, Président de l'ordre national des médecins. Et de poursuivre «un quota d’étudiants à absorber par les six établissements agréés à dispenser les enseignements dans les filières médicale, pharmaceutique et odontosto-matologique. Cela se fera sous la base d'un concours. Ne seront retenus que les meilleurs». Désormais, l'entrée dans ces établissements de formation en médecine au Cameroun se fera sur la base d'un concours national. Cette année, il va se dérouler en octobre 2013.

Ainsi en a décidé la Commission nationale. «Pour l'entrée en première année, nous allons retenir au plus 500 candidats pour la filière médicale, 150 en pharmacie et 150 en chirurgie dentaire. Avec ce quota nous sommes sûrs d'atteindre d'ici 2035, les quotas contenus dans le document de stratégie pour la croissance et l'emploi», précise le Président de l'Ordre national des médecins. L'entrée en quatrième année se fera aussi sur concours national. Les étudiants de 6ème année passeront en classe supérieur après un examen clinique et thérapeutique.

Le rapport de la Mission d'évaluation des facultés et institutions privées d'enseignement supérieur (Ipes) de formation médicale au Cameroun, conduite par le Pr Maurice-Aurélien Sosso, à l'époque inspecteur de l'Enseignement supérieur et aujourd'hui recteur de l'Université de Yaoundé I, a beaucoup aidé la Commission nationale de la formation médicale, pharmaceutique et odontostomatologique. En dehors du manque d'autorisation, ce rapport a aussi noté entre autres, la vétusté des infrastructures et la fragilité financière des promoteurs.

© PASCAL DIBAMOU | Mutations

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