Cameroun - Emia: Deux élèves officiers décèdent en formation initiale

Les enfants du gouverneur du littoral Joseph Béti Assomo et du général Oumarou Djam Yaya sont morts deux semaines après la rentrée.Aristide Béti Abada et Hamasaihou Yaya Dandi, les élèves officiers d'active de la 35 ème promotion de l'Ecole militaire interarmées (Emia), alors en stage de formation initiale à Koutaba sont décédés le 19 novembre dernier.

Emia cameroun 1

Le premier, des suites de maladie à l'Hôpital général de Douala et le second d'un malaise à l'issue d'une séance de sport à l'infirmerie de garnison de Koutaba. C'est la teneur d'un communiqué du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Edgar Alain Mebe Ngo’o. Qui a d'ailleurs adressé «aux familles si durement éprouvées, ses condoléances les plus attristées et la compassion émue de l'ensemble des Forces de défense». C'est le 4 novembre dernier qu'a eu lieu la rentrée de cette 35 ème promotion de l'Emia et deux semaines plus tard, on enregistre deux décès. Le fait que ces douloureuses disparitions surviennent le même jour n'est qu'une malheureuse coïncidence. Car, quelques jours plus tôt, Aristide Béti Abada avait quitté le centre pour cause de maladie.

Le fils du gouverneur de la région du Littoral, Joseph Béti Assomo souffrait de diabète, a-t-on appris de source digne de foi. Le traitement subit de la part des instructeurs, aurait-il contribué à l'aggravation du mal? Toujours est-il que la réponse est affirmative en ce qui concerne Hamasaihou Yaya Dandi, que beaucoup disent parent du Général Oumarou Djam. Le défunt avait fait savoir qu'il ne se sentait pas bien et ne pouvait par conséquent pas faire le sport. Les instructeurs l'ont obligé à s'y rendre. De retour le soir, il s'est mis à agoniser. Transporté d'urgence à l'hôpital du centre, il meurt quelques temps après.

Comme le veut la tradition musulmane, Hamasaihou Yaya Dandi a été inhumé aussitôt, dans cette localité. Aujourd'hui, les familles d'Aristide Béti Abada et Hamasaihou Yaya Dandi pleurent un fils, un neveu et un frère. Hier, c'était le délégué du gouvernement de Yaoundé, Gilbert Tsimi Evouna qui était en deuil. Son fils était décédé dans les mêmes circonstances, en formation à l'Emia. Il avait d'ailleurs révélé pendant la cérémonie traditionnelle précédant l'inhumation qu'il fallait s'adresser à l'Emia pour avoir les raisons du décès de son enfant. Le centre d'instruction de l'armée de Koutaba, réservé exclusivement aux officiers de l'armée camerounaise est réputé difficile.

La formation est souvent rude. Les instructeurs, sous-officiers et officiers sont très souvent rigoureux envers les élèves. Et dans la plupart des cas, les enfants des personnalités du pays sont pris pour cibles par les instructeurs. Ils subissent ainsi intrigues et sévices corporels de toutes sortes. Certains, pour mettre fin à «ce calvaire», font souvent recours à leur parent pour un traitement moins «rude et rancunier». La préparation des élèves de l'Enam, promotion 2012-2013 s'est faite à Koutaba. De nombreux cas d'accidents ont été signalés à cette occasion.

© PRISCILLE G. MOADOUGOU | Mutations

Commentaires (3)

1. yemele ulrich 26/11/2013

cela est la résultante de la non conformité aux exigences physiques que requiert une formation de cette envergure! par conséquent recrutez les élèves aptes à faire cette formation et non les enfants des hautes personnalités dont l'éducation est très tendre à la maison!

2. evijolepro 22/10/2015

pourkoi seulement les enfant des gran type ki entre a l'emia .. on peu pa entendre ke lenfan d1 pauvr est mort la car il est formé dé le bas ages .... alor prené les meritan mour une armé fort .. pas enfant du gouverneur,, enfant du general ou alor enfant du ministre.....

3. idrice tamo 18/09/2016

C'est delicat heir paix a leur amesC'est delicat heir paix a leur ames.

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