Cameroun - Douala: 27 étudiants menacés par un ravin

Depuis l'effondrement de la charpente de leur mini-cité qui jouxte le gouffre à l'entrée de l'Enset, ils sont sommés de quitter les lieux.

A l'entrée de l’École supérieure de l'enseignement technique (Enset) située au quartier Ndogbong à Douala, plusieurs personnes se tiennent debout ce jeudi 29 août 2013. Franklin Tego est l'un d'eux. L'étudiant pensait passer par là ce matin pour entrer dans l'enceinte de l'établissement. « Un ami m'a appelé au téléphone pour me dire qu'il a vu des personnes passer par cette entrée ce matin. Ce n'est pas le cas», maugrée-t-il. En effet, le ravin qui jouxte entrée de l'Enset s'est élargi le samedi 24 août 2013. Ce qui a entrainé par la même occasion l'effondrement du mur de la charpente de la mini-cité qui jouxte le gouffre.

Du coup, un cordon de sécurité a été érigé en ces lieux. «Les étudiants semblent aveugles. Il ne faut pas un cordon de sécurité pour voir le danger qui les guette», explique le vigile en faction devant la mini-cité. Les étudiants qui occupent les lieux ont été sommés de quitter la demeure avant le 31 août 2013. Dans la mini-cité, certains, parmi les 27 étudiants qui y vivaient, n'ont pas encore quitté les lieux. «Nous avons déjà emballé toutes nos affaires. Nous sommes en train de chercher une autre chambre. Nous sommes en danger ici», explique Charles Passo, un étudiant. Charles pointe du doigt le sol craquelé et le mur fendillé par endroits.

Le pan du mur d'une chambre de la cité s'écroule. Le gouffre a englouti toute l'entrée de la demeure. Le danger n'est pas loin! Philippe l'a compris plus tôt. Il a déménagé le 25 août 2013. Ce jeudi, il est venu récupérer sa caution. Elle est estimée à 78 000 F CFA. «Le bailleur dit que j'ai abimé certains meubles. D'après ce que m'a dit le concierge, je n'aurais droit qu’à 38 000 F. Mais, il doit me rembourser mon loyer du mois de septembre estimé à 26 000F», confie l'étudiant en 5ème année des droits des affaires.

Philippe dénonce cependant l'attitude de leur bailleur «qui ne leur a pas accordé le temps nécessaire pour le déménagement». Selon lui, certains de ses camarades étaient allés en vacances. «Nous n'avons reçu la sommation que le 22 août 2013. Moi j'étais à Yaoundé. Je suis venu aussitôt et j'ai déménagé mes affaires. Mais le bailleur refuse de me donner ma caution qui est de 78 000F. Cela fait deux jours déjà que je fais des tours ici», confie un autre étudiant.

© Josiane Kouagheu (Stagiaire) | Le Jour

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau