Cameroun - Concours de l’Enam : Des candidats échouent avant l’épreuve

Par manque de taxi du fait des routes barrées suite aux répétitions générales du défilé du défilé du défilé de 20 mai.

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Renvoyés au portail, une vingtaine de candidats font les frais des mesures en vigueurs lors des examens et concours sur l’étendue du territoire national. Samedi dernier ne fut pas de tout répit pour les candidats et examinateurs du « congrès » (nom attribué par les étudiants au concours de l’Enam ndlr). Jules X. appelons le ainsi n’a que ses yeux pour pleurer. Venu tout droit de la région de l’Extrême-Nord en vue de participer au concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), il s’est vu refoulé au portail de ladite école. Raison : retard. Pourtant, dit-il en sanglot, « cela fait un an que je me prépare à ce concours. Mais voilà, à cause d’une petite bêtise tout s’écroule ! »

En effet, il avoue qu’il est logé chez un oncle au quartier Jouvence à Yaoundé. Il est sortit à 6 h de chez lui sous une pluie. Ayant, à défaut du taxi, emprunté une moto-taxi, il arrive au Carrefour Cradat et emprunte une autre moto parce que les routes sont barrées du fait des répétitions du défilé du 20 mai. Il arrive devant le portail de l’Enam à 7h40. Il est informé qu’il en retard. Comme lui, une vingtaine de candidats qui profèrent des jurons comme pour maudire le sort.

Ils vont apprendre à ses dépens d’un responsable de l’établissement rencontré le jour de l’examen que : « La ponctualité fait partie d’un critère de sélection. Vous ne pouvez pas aspirer à la fonction de magistrat ou d’administrateur et prendre des libertés avec la rigueur. C’est une règle simple de discipline que nous inculquons à nos élèves. Elle passe par de l’assiduité, la ponctualité, la bonne mise vestimentaire et bien d’autres valeurs. »

© Mutations : Alain Mazda

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