Cameroun: Boycott de levée des couleurs au collège de la Retraite

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Une centaine d’élèves sanctionnés pour cet acte d’incivisme que le principal du collège attribue aux parents. Rassemblement particulier lundi 21 janvier dernier au collège de la Retraite à Yaoundé. Au lieu de la traditionnelle prière de début de semaine, suivie de la cérémonie de levée des couleurs, les élèves de cet établissement catholique ont dû en plus, tendre une oreille attentive à la lecture du règlement intérieur de leur collège. Notamment en son article 6.

Lequel dispose que « la présence de tous à la cérémonie de levée des couleurs est obligatoire ». Et tout élève surpris en dehors du cadre de cérémonie ou troublant l’ordre pendant l’évènement reçoit un avertissement de conduite, suivi d’une exclusion temporaire d’en moyenne deux jours. En plus de la lecture du texte réglementaire, les élèves de la Retraite ont eu droit à un sermon de la part du principal de leur collège, l’abbé Abraham Ndongo Minkala, portant essentiellement sur le respect des emblèmes et des institutions de la République.

Le problème est que lundi d’avant, une centaine d’élèves du second cycle ont boycotté la traditionnelle cérémonie de levée des couleurs. Et selon l’abbé Abraham Ndongo Minkala, « il est souvent arrivé qu’on surprenne un groupe à bavarder pendant cette cérémonie. Mais jamais, on est allé aussi loin, avec un refus aussi manifeste », regrette-t-il. Il signale que ce jour là, le groupe de rebelles est resté à l’écart du lieu de rassemblement. Plusieurs responsables sont allés à tour de rôle les rappeler à l’ordre. « Moi-même, chargé de présider la cérémonie, me suis dirigé vers eux, sans obtenir plus de succès », assure le principal.

C’est alors que le groupe a été conduit hors du collège, chacun écopant de deux jours d’exclusion et invité à revenir en compagnie de son parent, le lendemain à 16 h40. Selon le principal, «l’idée était juste de tenir les parents informés de l’incivisme de leur enfant et solliciter leur concours pour la sensibilisation ».

Curieusement, le prélat dit avoir été assailli le lendemain matin par certains parents, les uns, plus remontés que les autres, affirmant qu’on embête leurs enfants avec cette histoire de rassemblement. Il a également dû hausser le ton pour que l’ordre revienne dans le collège mardi matin. La rencontre de l’après-midi s’est finalement soldée par une lecture du règlement intérieur du collège aux parents, et de l’inscription de l’incident dans le dossier de chacun des élèves indexés.

Heureux pour ceux-là. Car, l’an dernier, des élèves ont été définitivement exclus d’un lycée à Douala, pour le même motif. Un caractère incivique qui tend à se généraliser en milieu jeune, encouragé par certaines religions, qui proscrivent le chant de l’hymne national et les marches commémoratives.

Source: Cameroon Tribune

Commentaires (1)

1. michael (site web) 31/03/2016

saaaert

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