Xénophobie: Près de 200 étrangers expulsés de la Guinée équatoriale

Ils sont cent quatre vingt parmi lesquels des Camerounais, Maliens, Tchadiens et Ghanéens qui ont atterri aux larges de Campo. Motifs officiels, ils ne sont pas en règle.

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La xénophobie équato-guinéenne vient de refaire parler d’elle. Depuis quelques semaines, des ressortissants du Mali, du Tchad, du Ghana …et du Cameroun sont chassés comme des malpropres de ce pays voisin. Ces persona non grata atterrissent à Kribi par vagues. Le 17 avril 2013, trois jours après les Sénatoriales, une première vague de 126, une seconde de 20 et une troisième de 34 personnes, se sont déversées dans la ville balnéaire.

Une situation qui a embarrassé les autorités administratives de l’Océan. Lesquelles affirment ne plus savoir à quel saint se vouer. Tant le nombre de personnes refoulées de la Guinée équatoriale va grandissant. « La fermeture de la frontière avec la Guinée équatoriale, pensent-elles peut mettre fin à cette situation. Parce qu’il n’y a pas que les Camerounais qui sont expulsés de ce pays voisin.

Le Cameroun n'est pas un dépotoir, c’est une terre d'accueil». Parmi les personnes refoulées de la Guinée équatoriale, il y en a qui ont des papiers. « Nous avons été battus et jetés en cellule pendant des semaines. Nous vivons pour la plupart comme des parias », confie un Malien. Et de poursuivre : « j’avais une boutique. J’ai tout perdu. Dans ce pays, la priorité est accordée aux citoyens de ce pays xénophobe.

Je suis en règle avec les lois et règlements de ce pays. Je ne comprends pas pourquoi j’ai été expulsé comme un hors-la-loi.» Malgré la misère et la torture qu’ils disent avoir subi en Guinée équatoriale, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir y retourner. « Toute ma fortune se trouve dans ce pays. Je ne suis pas prêt de rentrer dans mon pays », affirme un Ghanéen.

© Alex Nginkal | Le Messager

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