Scène: « L’Héritier » en avant première à Douala

Peut-on réussir en Afrique ? C’est la problématique que pose le film « l’Héritier ».

l-heritier-isidore-modjo-815x1024.jpg

Un long métrage de 106 minutes. Il a été soumis à l’appréciation de la presse mardi 29 avril 2013 à Douala. Le film s’ouvre par une scène tournée à Paris. Jaco, riche oncle de Prisca, l’actrice principale, lui annonce qu’elle a une chambre réservée à l’avenue des Champs Elysée à Paris où elle devra continuer ses études. La belle est toute excitée à l’idée d’aller à Paris vivre enfin l’amour qu’elle a toujours souhaité avec le jeune héritier Robert qui, lui aussi doit aller continuer ses études à Paris.

Contre toute attente, Robert décide de rester pour booster comme le lui a conseillé sa copine Salomé, la plantation de son défunt père. Révoltée par cette décision inattendue, Prisca décide également de rester au pays et se battre pour obtenir par tous les moyens le cœur de « son Robert ». Redonner l’espoir aux jeunes Camerounais et Africains qui pensent qu’ils ne peuvent réussir qu’en Europe. Tel est l’objectif avoué d’Isidore Modjo, le réalisateur du film. Inciter les jeunes à investir dans leur pays en leur présentant une image positive de celui-ci. Un idéal qui ne cadre malheureusement pas avec la réalité.

Morceaux choisis : Beaucoup de personnes ont râlé dans la salle en voyant la facilité avec laquelle l’Héritier Robert, est reçu et servi dans les services publics camerounais. Il faut rêver, soutient le réalisateur. Un rêve qui se traduit par des images attrayantes tournées dans plusieurs villes du pays, à savoir Bafia, Kribi, Douala et Yaoundé. Une belle façon de promouvoir le patrimoine touristique du pays.

La richesse culturelle camerounaise y également mis en exergue notamment ; celle de l’Ouest, du Centre/Sud, à travers des chants et cultures. On note en revanche des redites dans le scenario, des plans identiques et de sérieux soucis de sons. Un problème commun selon Remy Atangana, le président des Rencontres audiovisuelles de Douala (Rado), à presque toutes les productions camerounaises.

« Nous n’avons pas écoulé cette année, plusieurs des films de notre banque à cause des problèmes de sons », a-t-il déclaré lundi 29 avril 2013, lors de la conférence de presse qu’il a donnée à l’Institut français du Cameroun de Douala, à l’ouverture de la 4ème édition des Rado. C’est, selon lui, cette triste expérience qui l’a emmené à inscrire dans les ateliers de formation cette année le module, « traitement et esthétique du son ». Ateliers qui seront animés par Philip Radoux (consultant à Cfi/France) et Abdellah Chahdi (ingénieur de son/Maroc) à l’intention des jeunes cinéastes.

Adeline TCHOUAKAK

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau