Musique: Lady Ponce en concert à YA-FE

On ne la présente plus, la valeur sûre du bikutsi camerounais. Avec un nom emprunté aux déesses des hautes sphères et aux partisans de l’innovation de l’art du rythme et du son, si mûrement conçus, la camerounaise «Lady Ponce» de son patronyme Ngono Adèle Rufine est incontestablement l’une des grandes étoiles montante de la chanson camerounaise.Lady ponce b

Auteur-compositeur-interprète, cette grande danseuse à la silhouette svelte a hérité de sa force de caractère et des rouages de la tradition «béti» de sa maman, grande cantatrice et animatrice des réseaux d’association Villageoise et par ailleurs homonyme de la diva (Ngono Rufine Adèle pour la maman). Très tôt initiée à l’art du chant alors qu’elle était âgée de 10 ans, Lady Ponce réussit sa première sortie sur la place publique en remplaçant sa mère, lors d’une visite du Sous-préfet de la localité. Sa force de caractère et sa précision feront de sa prestation, une véritable émulation qui se propagera comme une traînée de poudre dans les localités environnantes et fera d’elle, le bouquet de roses de toutes manifestations analogue. Peu de temps après ses débuts, elle rejoint les ordres dans l’espoir de devenir sœur religieuse.

Cette éducation va par la suite forger son être et développer son altruisme. Aujourd’hui, elle compte trois albums et une quinzaine de titre sur le marché de la world musique. Ce soir, elle va s’exprimer sur la scène de Yaoundé en fête. Elle revisitera tant bien que mal, son grand répertoire fourni pour les mélomanes de ya-fé. Toujours dans la même veine, un autre géant de la musique made in Cameroun, précédera la ponce attitude. Il s’agit de jean Pierre Essome, l’auteur du titre à succès «Tchakala»,de retour sur la scène après plusieurs années d’absence sur les plateaux.

Il faut par ailleurs dire que le podium de Yaoundé en fête reste une grande plateforme qui célèbre une fièvre de réconciliation entre certains artistes qui avaient déjà perdu les repères de la scène. On reste dans la cadence makossa avec Mathematik de Petit pays qui lui aussi viendra de Douala uniquement pour le plaisir des yaoundéens. Il faut par ailleurs rappeler que hier dimanche, la scène était en effervescence avec deux grands ténors du bikutsi. Ange Ebogo Emarand et Ekambi Brillant. Ils ont su se remémorer les années passées de gloire dans leurs rythmes qui se dansent toujours aussi bien et, qui gardent le feeling des générations.

@Mutation

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