Marchés Congo et Bonamoussadi: Ces emplois que va générer la reconstruction

Les responsables en charge de la construction de ces édifices à usage commercial disent avoir besoin d’une importante main-d’œuvre.

La reconstruction des marchés Congo et Bonamoussadi, deux importants espaces marchands de la ville de Douala va coûter près de six milliards huit cent cinquante quatre millions (6.854.000.000) Fcfa et douze milliards sept cent cinquante millions (12.750.000.0000) Fcfa. Des montants que devront débourser la Southern international construction corporation (Sicc) et Cenainvest, respectivement pour la construction des marchés Congo et Bonamoussadi. Information rendue publique au mois de septembre 2012 à l’occasion de la signature des contrats de partenariat public-privé entre la Communauté urbaine de Douala (Cud) et les directeurs généraux des deux entreprises sus-citées ; donnant ainsi le ton de ce que deviendront ces deux hauts lieux d’échanges devant être livrés dans un délai de 22 mois (Congo) et 25 mois (Bonamoussadi).

«Le développement des marchés a été retenu par les acteurs représentatifs comme l’un des trois axes prioritaires d’intervention de la Stratégie de développement de Douala et de son aire métropolitaine à l’horizon 2025. Autrement dit l’accroissement de l’offre en espaces commerciaux dignes du dynamisme avéré de nos valeureux commerçants est une priorité pour nous», confiait pour la circonstance Fritz Ntonè Ntonè, délégué du gouvernement auprès de la Cud. Abondant presque dans le même sens, Brigitte Soppo Ngallè, directrice générale de la Sic, s’est appesantie sur ce que pourraient générer les travaux en terme d’emplois.

«La construction du nouveau marché Congo va générer beaucoup d’emplois. Nous sommes à la hauteur de la confiance placée en nous par la Communauté urbaine. Je le dis parce que nous construisons en préfabriqué dans notre usine qui est située à Bonabéri, et on vient installer sur place. Cette méthode nous permet de gagner en temps et en qualité, tout ceci grâce à nos partenaires américains».

Outre la construction des boutiques modulables et des étals, les deux prestataires s’engagent par ailleurs à bâtir des toilettes, des bureaux, des espaces magasins et restauration, des parkings, des services de communication et télécommunications, des bouches d’incendie et extincteur, le tout suivi de près par un système de vidéosurveillance coordonné par des policiers et vigiles.

Autant de travaux qui nécessiteront à coup sûr une importante mains-d’œuvre. « Nous avons besoin de jeunes Camerounais pour travailler avec nous sur le site. Pendant la durée des travaux, ils pourront gagner beaucoup d’argent qui leur permettront d’investir ailleurs », confie un entrepreneur.

Après les deux années de construction, ces entreprises auront droit à dix années d’exploitation de ces marchés qui deviendront plus tard la propriété exclusive de la Communauté urbaine de Douala. Quid de la finalisation du projet du marché de Ndogpassi. «Le lot relatif au marché Ndogpassi qui faisait partie de cette première phase pilote a pour sa part été déclaré infructueux, et sera relancé dans les toutes prochaines semaines».

B-P.D. | Le Messager

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Date de dernière mise à jour : 04/04/2013