La chaîne de télé Afrique Media suspendue pour un mois

L’information est un coup de tonnerre au Cameroun. Afrique Media, la chaîne de télévision populaire de l’heure, a été suspendue pour un mois.La décision du Conseil national de la communication (Cnc) est tombée dans la soirée du 4 juin 2015.

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Le Cnc s’était autosaisi contre Afrique Media, mais surtout contre les émissions « Le mérite panafricain » et « Le débat panafricain ». Le régulateur reproche à ces programmes plusieurs dérives commises au cours du mois de 2015. « Certains invités ont proféré des accusations non justifiées et des appels à la haire susceptibles de porter atteinte à l’image et à l’honneur de personnalités, d’institutions et pays étrangers », écrit le Cnc. Le régulateur constate aussi dans ces émissions « la généralisation des manquements professionnels » et « des confusions préjudiciables entre liberté d’opinion et les atteintes à la dignité des personnes ».

Pour ces raisons, le conseil suspend les présentateurs desdits programmes de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour une période de 6 mois. Il s’agit de Juliane Magne Tadda et Ladan Mohamed Bachir. Ils sont coupables d’un défaut d’encadrement de leurs émission ayant permis aux panélistes de proférer des accusations non justifiées.

Plus globalement, le Cnc reproche à Afrique Media, la « récurrence des dérapages professionnelles » qui ont déjà été portées à l’attention des responsables de cette chaîne. Elle s’est fait le chantre de la critique contre l’Occident en général et la France en particulier. Ce discours est exacerbé depuis que le Cameroun est en guerre contre Boko Haram. L’Occident est accusé de tirer les ficelles dans l’ombre pour déstabiliser le pays.

Afrique Media a rapidement conquis un large public avec ce discours populiste, se présentant comme « l’espace d’expression et de promotion des valeurs africaines par excellence ». La chaîne est reçue au Cameroun et dans les pays voisins, notamment en Guinée Equatoriale. On y parle le français, l’anglais et l’espagnol. Afrique Media se définit d’ailleurs comme « la première chaîne panafricaine d’information multilingue ».

L’autre dossier chaud sur lequel le Cnc était attendu ce sont les plaintes du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, contre les quotidiens Mutations, Le Messager et Emergence, tous trois reprochés pour leurs traitements respectifs de l’affaire de la maladie présumée du président Paul Biya et celle du photomontage sur le site web de la Présidence. Le conseil reconnaît que ses membres ont des « positions contradictoires ». La délibération a été différée.

Par contre, d’autres affaires ont été tranchées. Le journal Le Renard et son directeur de la publication sont suspendus pour 6 mois à la suite d’une plainte d’Afriland First Bank pour atteinte à son image de marque.

Le journal Cameroon Herald et son patron écopent de la même sanction pour avoir accusé de malversations financières le Dg par intérim de la société Pamol Plantations Plc. Idem pour le journal Vanguard et son directeur qui avaient attribué des fautes de gestion et des malversations financières au délégué du gouvernement près la Communauté urbaine de Bamenda, Vincent Nji Ndumu.

L’autre chaîne de télévision sanctionnée est la Ltm. L’émission « Town Cryer » et son présentateur sont suspendus pour 3 mois, après avoir diffusé des accusations non justifiées contre un pays étranger relativement à la guerre contre Boko Haram.

La chaîne de radio Royal Fm perd contre le conseiller technique au Cabinet civil de la présidence de la République, Oswalde Baboke. Ce dernier s’était plaint d’avoir été accusé du détournement d’une supposée somme de 15 millions FCfa adressée à un tiers par la Première dame. La station de radio est suspendue pour 3 mois, ainsi que le présentateur de l’émission incriminée, « Le débat républicain », Martin Marcellin Ateba.

© agenceecofin.com : Assongmo Necdem

L’information est un coup de tonnerre au Cameroun. Afrique Media, la chaîne de télévision populaire de l’heure, a été suspendue pour un mois.La décision du Conseil national de la communication (Cnc) est tombée dans la soirée du 4 juin 2015.

Le Cnc s’était autosaisi contre Afrique Media, mais surtout contre les émissions « Le mérite panafricain » et « Le débat panafricain ». Le régulateur reproche à ces programmes plusieurs dérives commises au cours du mois de 2015. « Certains invités ont proféré des accusations non justifiées et des appels à la haire susceptibles de porter atteinte à l’image et à l’honneur de personnalités, d’institutions et pays étrangers », écrit le Cnc. Le régulateur constate aussi dans ces émissions « la généralisation des manquements professionnels » et « des confusions préjudiciables entre liberté d’opinion et les atteintes à la dignité des personnes ».

Pour ces raisons, le conseil suspend les présentateurs desdits programmes de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun pour une période de 6 mois. Il s’agit de Juliane Magne Tadda et Ladan Mohamed Bachir. Ils sont coupables d’un défaut d’encadrement de leurs émission ayant permis aux panélistes de proférer des accusations non justifiées.

Plus globalement, le Cnc reproche à Afrique Media, la « récurrence des dérapages professionnelles » qui ont déjà été portées à l’attention des responsables de cette chaîne. Elle s’est fait le chantre de la critique contre l’Occident en général et la France en particulier. Ce discours est exacerbé depuis que le Cameroun est en guerre contre Boko Haram. L’Occident est accusé de tirer les ficelles dans l’ombre pour déstabiliser le pays.

Afrique Media a rapidement conquis un large public avec ce discours populiste, se présentant comme « l’espace d’expression et de promotion des valeurs africaines par excellence ». La chaîne est reçue au Cameroun et dans les pays voisins, notamment en Guinée Equatoriale. On y parle le français, l’anglais et l’espagnol. Afrique Media se définit d’ailleurs comme « la première chaîne panafricaine d’information multilingue ».

L’autre dossier chaud sur lequel le Cnc était attendu ce sont les plaintes du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, contre les quotidiens Mutations, Le Messager et Emergence, tous trois reprochés pour leurs traitements respectifs de l’affaire de la maladie présumée du président Paul Biya et celle du photomontage sur le site web de la Présidence. Le conseil reconnaît que ses membres ont des « positions contradictoires ». La délibération a été différée.

Par contre, d’autres affaires ont été tranchées. Le journal Le Renard et son directeur de la publication sont suspendus pour 6 mois à la suite d’une plainte d’Afriland First Bank pour atteinte à son image de marque.

Le journal Cameroon Herald et son patron écopent de la même sanction pour avoir accusé de malversations financières le Dg par intérim de la société Pamol Plantations Plc. Idem pour le journal Vanguard et son directeur qui avaient attribué des fautes de gestion et des malversations financières au délégué du gouvernement près la Communauté urbaine de Bamenda, Vincent Nji Ndumu.

L’autre chaîne de télévision sanctionnée est la Ltm. L’émission « Town Cryer » et son présentateur sont suspendus pour 3 mois, après avoir diffusé des accusations non justifiées contre un pays étranger relativement à la guerre contre Boko Haram.

La chaîne de radio Royal Fm perd contre le conseiller technique au Cabinet civil de la présidence de la République, Oswalde Baboke. Ce dernier s’était plaint d’avoir été accusé du détournement d’une supposée somme de 15 millions FCfa adressée à un tiers par la Première dame. La station de radio est suspendue pour 3 mois, ainsi que le présentateur de l’émission incriminée, « Le débat républicain », Martin Marcellin Ateba.

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