France, Textile : une arnaque derrière la collecte pour l'Afrique ?

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Un ramassage au porte à porte a été mené dans plusieurs communes de Charente et du Lot-et-Garonne par Sud-Ouest Collecte, une SARL qui est basée à Mérignac.

Le prétexte de la collecte, l’aide à l’Afrique, est invérifiable. Ce tract de Sud-Ouest Collecte basé à Mérignac, annonçait un « grand ramassage » à Jarnac en Charente. (Photo Ph. M.). Une fois à Jarnac lundi dernier, deux fois à Cognac en l’espace de dix jours, un tract invitait les habitants charentais à déposer au pas de leur porte des sacs de vêtements, chaussures, maroquinerie, linge de maison… Et c'est aussi le cas à Agen... Le message précisait : « En bon état, à destination des pays d’Afrique. » Nimbée de bonnes intentions, la démarche a de quoi susciter la curiosité. La mairie de Cognac n’avait pas été mise au courant. « La collecte ne peut être réalisée sur le domaine public qu’en accord avec la collectivité qui est responsable », souligne ses services, qui qualifie la démarche « d’illicite ».

Le tract mentionne une entité basée à Mérignac, Sud-Ouest Collecte. Renseignements pris, il s’agit d’une SARL dont les statuts sont définis ainsi : « commerce de détail de biens d’occasion en magasin ». En contactant le numéro figurant sur un tract, on tombe sur un homme qui reste assez flou : « C’est pour une entreprise, pas une association. Ça part pour l’Afrique. Nous, on s’occupe de ramasser… » Sur Internet, on trouve le site d’une autre structure au nom presque identique, « Sud-Ouest Collecte-Ecoval », elle aussi située en Gironde, à Saint-André-de-Cubzac.

La page d’accueil affiche une reproduction du tract, assortie d’une mise en garde. « Attention, si vous recevez ce flyer, sachez que ce n’est pas notre entreprise. » Elle souligne l’absence de traçabilité sur le textile collecté, conférée par l’éco-organisme du textile ECO TLC. « Eux, ils font de la vente au détail. C’est revendu pour des friperies, sur les marchés. L’Afrique ? Je n’y crois pas trop. Pour remplir un container, il faut au minimum 20 tonnes, cela coûte beaucoup d’argent. C’est le flou artistique, mais on ne peut pas leur interdire d’exister », commente la responsable de Sud-Ouest Collecte-Ecoval, Christine Battisacchi, contactée par téléphone. La situation n’est pas simple à vivre pour sa société, dont l’activité, elle, dispose de l’agrément « Ecoval ». Celui-ci impose notamment « 70 % des emplois en CDI sur la structure tri, 30 % des emplois conservés pour des emplois aidés ». Chez son quasi homonyme, il n’y aurait aucun salarié, « le numéro de téléphone change tout le temps. »

Sud-Ouest Collecte-Ecoval revendique pour sa part 40 emplois en CDI et une centaine d’emplois indirects. Elle ne ramasse pas le textile à domicile, mais par le biais de containers semés dans les communes, en accord avec celles-ci. « Bien évidemment, notre but n’est pas de tuer l’existant, de porter préjudice aux associations caritatives. On s’engage à ne pas ouvrir de boutique sur leur territoire, et on leur rachète leurs surplus de vestiaires », précise Christine Battisacchi. Depuis deux ans, le créneau est en plein essor en France. Un collectif d’entreprises réunies dans une structure, Covaltex, a obtenu une reconnaissance de l’administration dans un secteur occupé en grande partie par l’association Le Relais. L’objectif des autorités est de réduire la proportion de textile qui part dans les sacs noirs.

Au niveau national, il n’y a que 2 kg collectés par habitant, pour une consommation de 11 kg. « Dans la population, tout le monde n’ira pas donner aux associations », pointe Christine Battisacchi. Dans ce contexte, c’est la course à l’occupation du territoire. Sud-Ouest Collecte-Ecoval a, par exemple, fait son trou dans le Nord-Charente, où elle a implanté une quarantaine de containers. D’ici la fin de l’année, elle compte fonder à Confolens un deuxième centre de tri du textile, en plus de celui de Saint-André-de-Cubzac, avec une dizaine d’emplois à terme.

© Sudouest.fr : Philippe Ménard

Commentaires (1)

1. charette monique (site web) 09/04/2016

J’ai été victime d’une grosse arnaque sur le net.

Mon nom est charette monique j'ai été victime d'une arnaque Le coupable était un homme qui se dit être homme d’affaire du milieu pétrolier qui devait se rendre urgemment en Afrique.

Dès son arrivée, il m'a fait signe de vie et nous avons dialogué sur skype pendant quelque semaine. Suite a cela, il m'a dit qu’il a été victime d’une agression et me demandait de l’aide, c’est a partir de cet instant que mon calvaire a commencé, j'ai dépensé jusqu'à 18.200 euros.

Compte tenu de la situation, j’ai porté plainte auprès de ma gendarmerie mais rien n'a été fait car le coupable étant en Afrique ainsi donc je me suis rapprocher du service Interpol luttant contre les arnaques sur internet en Afrique qui a pris mon dossier en main et cette personne qui se faisait passer pour un français a été arrêté puis j'ai récupéré mon argent ainsi que des dédommagements.

Soyons vigilants sur internet et surtout sur les réseaux sociaux, alors si vous pensez être victime d'une arnaque, vous pouvez prendre contact avec le service Interpol et ils vous aideront à arrêter votre
arnaqueur,

voici leur adresse mail: alain.duchet54@gmail.com
Ouvrons les yeux et faisons attention aux faux profils.

ALAIN DUCHET

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