Cinéma: Une quarantaine de films camerounais au Fespaco 2013

En octobre 2012, le comité d'organisation de la 23ème édition du Festival panafricain du cinéma d’Ouagadougou (Fespaco) qui se tendra du 23 février au 2 mars 2013 au Burkina Faso a enregistré 752 films venus des quatre coins du monde. Côté Afrique sub-saharienne, le Cameroun, avec ses 44 films, se positionne derrière le Burkina Paso en matière de participation.

Il y a tous les métrages: court (03mn), moyen (25mn) et long (52mn, 60mn, 90mn, 118mn; tous les genres cinématographiques à savoir, des fictions, des films inspirés d'histoires vraies et des documentaires; des films sortis en 2011 et 2012. Ce qui balaie limage que les Camerounais ont de la production cinématographique de leur pays. «Est-ce qu'on produit même encore les films au Cameroun?» Demandait un confrère. La question est d'autant plus pertinente que l'information cinématographique est nulle au pays de Bassek Ba Khobio. 26 films ont été produits en 2012 ou encore, de 2011 à 2012, une quarantaine de films camerounais (à l'intérieur comme à l'extérieur d'un pays) ont été produits.

Grâce au Fespaco, on a compris que la production cinématographique est florissante au Cameroun. Il se pose donc le problème de la diffusion. Cette question appelle également celle de l'industrie cinématographique. Si le secteur était mieux organisé, les Camerounais seraient régulièrement informés de la sortie et de la qualité des films de leurs compatriotes.

Comment, dans un pays où il n'y a aucune salle de cinéma? L'ouverture d'une salle de cinéma à Yaoundé annoncée par la ministre des Arts et de la culture pour l'année 2012 reste toujours attendue. Et l'on est déjà passé en 2013. Les femmes ne seraient pas moins représentées au Burkina Faso.

Elles sont huit qui ont envoyé leurs films Rosine Mfetgo Mbakam avec «Tu seras mon allié» et «Les portes du passé»; Sandrine Batsotge avec «Nébuleuse»; Mary Noël Niba avec «Le dos de la veuve»; Roseline Mbele Atangana avec «Le calvaire des femmes» et Nathalie Etoke avec «Afro diasparic french identifies» pour ne citer que celles-là. Les grandes figures du cinéma camerounais de l'intérieur comme de la diaspora pourraient être à Ouagadougou.

On enregistre Alphonse Beni avec son long métrage de 118mn «Folles d'amour», et «Les veuves volontaires»; Moustapha et son «Jean-Jacques»; ou encore Patoudem (diaspora) avec «Poly-amour».

© André T. Essomé Essomé | L'Actu

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