Cameroun - Musique: Nkodo Sitony revient sur scène

L'artiste, qui vit à Paris depuis 12 ans, s'est produit à la Case des arts de Yaoundé Samedi 31 août.

sitony-dc-1-thn-475.jpgArchives: Nkodo Sitony sur scene a Washington, DC (USA) Photo: © Cameroon-Info.Net

Nkodo Sitony, l'une des plus belles pages du bikutsi des années 90, n'est pas passé inaperçu samedi 31 août 2013, lors de son bref passage à la Case des arts, en face du lycée bilingue de Yaoundé. Costume noir, chemise rouge carrelée et chaussures noires reluisantes, l'artiste est monté sur scène sous une pluie d'ovations. Il est 22h15, même si le spectacle était prévu pour démarrer à 19h. Avant lui, le jeune artiste Georges Mbella, qui accompagnait le patriarche Nkodo Sitony, s'est produit, reprenant quelques titres phares des artistes comme Eboa Lotin, etc.

«Ce soir, mon problème, c'est la rencontre avec les jeunes, il s'agit pour moi de leur offrir une façon de penser, de jouer. J'ai besoin d'avoir des gens qui peuvent me remplacer. Je ne suis pas venu pour le business; j'exécuterai quatre ou cinq titres avec le public», indique d'entrée de jeu Nkodo Sitony. Après quoi, l'artiste, auteur de 15 albums, saisit, à la surprise de tous, la guitare rythmique. Puis, il enchaîne avec un titre en hommage à une femme originaire de Nanga Eboko. Le clou de la soirée arrive lorsqu'il enlève sa veste, et dans un déhanchement bien rythmé, exécute quelques pas de danse en suivant de près les notes de musique. Le public exulte.

Rires et cris emplissent la salle à l'évocation du deuxième morceau issu de son album «Hi ma mo eh». L'harmonie est parfaite entre les gestes des mains et la cadence des pieds. La complicité est nouée avec Touré, le pianiste. «Est-ce qu'on peut applaudir pour M. Touré?», demande la star au public. Les mélomanes sont debout et dansent avec Nkodo Sitony qui propose quelques titres de l'album «Ngoanyezoum» et le titre à succès «Metilwa», de son deuxième album, «90 degrés», sorti en 1986. La foule est tout excitée. Elle applaudit. A la fin du spectacle, Serge Nnanga, journaliste venu spécialement revoir le baobab du bikutsi, est très heureux. «Le cadre était convivial; le niveau des artistes était bon, je suis émerveillé. Je le découvre sur scène et je suis surpris de constater qu'il est aussi bon au chant qu'à la guitare».

© Jean-Philippe Nguemeta | Le Jour

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Date de dernière mise à jour : 04/09/2013