CAMEROUN: LE GRAND RETOUR DE L’ELEVE TEMOIN DE JEHOVAH EXCLU DE L’ENIEG DE BANGANGTE LE 21 JANVIER 2013

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La pauvre Marie Noëlle Ndingué âgée de 24 ans élève-maîtresse finissante à l’Enieg de Bangangté a été victime d’un abus aggravée de la part du directeur du dit établissement pour soi disant refus de chanter l’hymne national.

Selon la malheureuse victime, il n’en est rien de toutes ces allégations.Mais elle tout simplement victime de discrimination parce que disait-il elle est Témoins de Jéhovah.

Marie Noëlle Ndingue après avoir passé plusieurs jours dans la rue pour refus de signer sous oppression une note exigée par le directeur M. Njinkou Richard dont l’objet était le suivant : « signe ici et décide de choisir entre ta religion et l’école et que tu ne chanteras jamais l’hymne national.» prise de peur parce qu’il date du 05 novembre 2012 l’un de ces camarades de classe et Témoins de Jéhovah lui aussi avait été exclu de la même façon. Elle s’est opposée avec fermeté et ceci poussa le directeur à l’envoyer dans la rue.

Entre temps, les deux Témoins de Jéhovah victime des abus du directeur susnommée se sont plein auprès d’une organisation des droits humains dénommée FFCI (Frontline Fighters for Citizens Interests) qui a dénoncée les faits auprès de la CNDHL (Commission National des Droits de l’Homme et des Libertés) copies aux autorités administratives de la région de l’Ouest le Lundi 4 Février 2013. Suite à ces dénonciations, Marie Noëlle Ndingué a été rappelé par son directeur. Elle est effectivement retournée sur les bancs le lundi 18 Février 2013. En attendant voir la CNDHL intervenir l’élève Boyom Ezéchiel Cyrille est resté sans aucune nouvelle.

En clair le rappel de Marie Noelle à l’établissement montre que le motif du refus de chanter l’hymne national ne fait l’ombre d’aucun doute que c’est pour des raisons discriminatoire que ces deux élèves ont été exclus de l’Enieg en violation des règles national et international. Voici ce que disent les témoins concernant l’hymne national : un TEMOIN DE JEHOVAH ne condamne ni l’hymne national ni le drapeau. Il n’entend pas non plus se placer au dessus de l’Etat pour lui imposer de modifier les paroles de l’hymne national pour le conformer aux normes chrétiennes.

Dans tous les pays de la terre les chrétiens TEMOINS DE JEHOVAH ne chantent pas l’hymne national sous le drapeau, non par soif de rébellion ou de désobéissance civile, mais à cause de leur conscience éduquée par la Bible.

Toutefois, cela ne signifie pas que les TEMOINS DE JEHOVAH méprisent le drapeau ou l’hymne national de leur pays.

- S’il est élève, à l’école, pendant la levée des couleurs, il est debout dans les rangs près du mât comme tous les autres élèves. Il ne trouble pas et ne se déplace pas pendant l’exécution de l’hymne national. Il s’abstient seulement d’y joindre sa voix. Daniel 3:1 à 30.

- Si un enseignant demande à un élève TEMOINS DE JEHOVAH de chanter l’hymne national en classe lors d’un examen ou d’une évaluation ; le TEMOIN DE JEHOVAH peut bien le réciter pour montrer qu’il connaît bien le chant. Il précisera toutefois à l’enseignant, avant ou après pourquoi il ne partage pas les sentiments exprimés dans ce chant.

- S’il est enseignant, étant donné que l’école camerounaise est apolitique et areligieuse, il n’essaie pas d’imposer ses croyances aux élèves à lui confiés. Il leur enseigne tout ce qui est prévu dans le programme scolaire de sa classe y compris l’hymne national. Il les amène à respecter le règlement intérieur de l’établissement, notamment en élaborant un calendrier d’exécution de l’hymne national par ses élèves chaque semaine. Le comportement des TEMOINS DE JEHOVAH n’est pas incompatible avec la fonction d’enseignant. Jésus, le modèle des chrétiens était un enseignant. Luc 20:28.

- S’il travaille dans d’autres services comme la mairie par exemple, il peut hisser le drapeau sur le mât chaque matin pour montrer qu’une journée de travail commence. Le soir avant de partir, il le descend pour mettre au bureau, montrant ainsi qu’une journée de travail est terminée. Pourquoi donc inculper des personnes qui en clair ne représentent aucun danger pour nation ?

- Un chef d’établissement et père d’enfants se comporte-t-il lui-même vraiment en bon citoyen en abusant de son pouvoir pour renvoyer certains élèves dans la rue ?

- Aide-t-il vraiment le gouvernement de la république dans son combat contre la pauvreté, la misère et le sous-développement en privant certains élèves de l’éducation dont-ils ont besoin ? ou alors va-t-il à l’opposé de l’action gouvernementale en combattant plutôt les pauvres ?

© Correspondance : NWIETAK JOB-KLIN

@camer.be

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