CAMEROUN : LE CAMEROUN PREMIER IMPORTATEUR EN AFRIQUE DE VINS DE BORDEAUX

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La révélation a été faite ce jeudi 14 mars 2013, à Douala, par l’Union des grands crus de Bordeaux.

Le Cameroun n’est donc pas dernier partout. En matière de consommation des vins, le pays de Paul Biya qui, d’après les organismes de notation les plus en vue a l’un des mauvais climats des affaires du monde et une gouvernance moribonde, brille d’un éclat de diamant brut. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Tenez, le Cameroun importe par an 11.000 hectolitres de vin de Bordeaux, pour une valeur de 4 millions d’euros, un peu plus de 2,6 milliards FCfa. Le pic de l’importation, d’après l’Union des grands crus de Bordeaux a été enregistré entre 2010 et 2011. Durant cette période, il y a eu une augmentation de 30% en termes de volume. On retient surtout que notre pays est le premier importateur des vins Bordeaux en Afrique, et 22e mondial. Si les rédacteurs du Doing Business, Transparency International, Indice Mo Ibrahim, etc., nous infligent des notes déshonorantes, au moins il y a un secteur où on sort la tête haute. Celui de la consommation des vins. Presque tous les grands crus se consomment insolemment au Cameroun. Château Ferrande, Domaine de Chevalier, Chateay Gouraud, Château la Dominique, Château Giscours, etc.

Toutes ces statistiques ont été données ce 14 mars 2013, à Douala, par Sylvie Cazes, présidente de l’Union des grands crus de Bordeaux. C’était à l’occasion de l’ouverture des Journées bordelaises au Cameroun. Ces journées coïncident avec le lancement de la 3e édition de programme de parrainage des jeunes entrepreneurs Camerounais, une initiative du Club Bordeaux-Cameroun-France. La cérémonie de lancement était présidée par le président de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (Ccima), en présence de Pierre de Gaétan Njikam, le président fondateur dudit club et d’André Siaka, directeur général de la Sabc et représentant de Pierre Castel, président d’honneur du Club Bordeaux-Cameroun-France.

Pierre Njikam a profité de la tribune pour revenir sur le contenu de ce programme, ainsi que les critères de sélection. Parlant des critères, on retient que les postulants doivent être âgés entre 20 et 40 ans, justifier l’existence de l’entreprise depuis au moins un an, avoir au moins un bac+2, etc. Ils ont jusqu’au 31 mai 2013 pour déposer leurs dossiers à la Ccima. Le voyage quant à lui, aura lieu en novembre 2013.

Ce programme de parrainage de jeunes entrepreneurs camerounais initié par le club Bordeaux-Cameroun-France, offre aux jeunes hommes d’affaires camerounais, l’opportunité de développer un esprit d’entrepreneuriat en leur donnant l’occasion de faire des rencontres et nouer des contacts privilégiés avec d’importantes personnalités et décideurs sur la place bordelaise. A terme, cette opération a pour finalité d’œuvrer pour une meilleure connaissance et un rayonnement du Cameroun à Bordeaux et de Bordeaux au Cameroun. Quatre jeunes ont déjà été formés dans le cadre de ce programme.

En marge de ces cérémonies, le président du club Bordeaux-Cameroun-France et la vingtaine des hommes d’affaires français qui l’accompagnent sont descendus au ce centre de jeunesse de Bepanda remettre un don d’un fourgon et d’un chèque d’un million à l’association Douala Dream de Monique Ntone, l’épouse du délégué du gouvernement auprès de la Cud. Cette association y construit en faveur des enfants vulnérables un centre multifonctionnel moderne.

© La Nouvelle Expression : Hervé B.Endong

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