Cameroun - Lady Ponce: «La musique est un monde merveilleusement diabolique».

L’auteur de « Secouer-secouer » fait ainsi le dessin noir du monde auquel elle appartient et qui, malgré les merveilles qu’il concède, transforme tout aussi l’esprit le plus saint en véritable démon de l’enfer.

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De l’argent, elle en gagne beaucoup de part ses multiples prestations dans divers spectacles organisés dans son pays natal, aux confins de la planète. Lady Ponce a foulé des centaines de scènes, des moins aux plus connues. Une gloire qui s’avèrera avoir un prix, car ce qui singularise le plus le succès, c’est bien l’aigreur, la haine, la calomnie et la jalousie manifeste, qui très souvent découlent des mauvaises intentions de l’entourage du visé. Lady en a payé le prix. Elle en a bavé à tel point qu’il lui était devenu difficile de faire confiance à quiconque. «On a dit de moi que je suis morte sur le lit d’accouchement, d’avoir trafiqué les organes humains, d’avoir été la femme de Mongo Faya, d’être une sorcière, et que sais-je encore? », rappellera-t-elle, non sans une profonde amertume.

L’un des coups durs était son clash avec l’artiste Majoie Ayi, que cette dernière appelle affectueusement Ma’ana (ma sœur en langue Beti. L’incident serait survenu lors d’une édition du Festi-bikutsi. Majoie Ayi devait alors clôturer la scène ce fameux soir-là, mais étant aussi programmée au Cabaret «La Reserve», cette dernière accusera du retard. Ce qui mettra les organisateurs du festival dans tous leurs états. Ils conviendront finalement d’appeler en sapeur-pompier Lady Ponce, sans doute pour sauver la face devant un public de plus en plus exigeant. Un coup que Majoie aura beaucoup du mal à encaisser.

On sentira même passer des éclairs à chaque fois que les deux félines se rencontraient. Mais Lady rassure que le climat est des plus fraternels entre «sa sœur» et elle. Sauf qu’en dix ans de carrière, la belle sait désormais que le milieu est malsain et qu’il faut être très prudent. Elle le justifiera en ces termes: «La musique est un monde merveilleusement diabolique». C’est aussi ça le showbiz…

© Daniel NGOH | Cameroon-Info.Net

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