Belgique - Sur RTL TVI à 19.45 : La pêche au Blanc au Cameroun

Qui sont ces jeunes Camerounaises qui cherchent à tout prix un Blanc? Pourquoi? Reporters a tenté de comprendre.

Massai blanche 2005 10 g

«Le blanc, c’est la peau de la richesse», «Les Blancs sont plus délicats », «On trouve une vieille femme blanche, on l’épouse et on a ses papiers, facile…» Les clichés ont la peau dure à Yaoundé, la capitale du Cameroun.Devant les écrans d’ordinateur des cybercafés, les jeunes filles rêvent de «pêcher un blanc », promesse de mariage et d’une vie meilleure. Elles échangent des conseils comme ne pas parler d’argent avec les Blancs pour ne pas les effrayer, ou montrer ce qu’ils demandent devant la webcam. Et dans les petits boxes surchauffés, derrière les rideaux, beaucoup sont prêtes à tout.

Plusieurs Belges sont morts dans des circonstances suspectes peu après leur mariage au Cameroun. Mais les victimes sont dans les deux «camps ». Parce qu’il y a aussi des pervers derrière les écrans dont les jeunes Camerounaises doivent supporter les propos déplacés. Ou cette jeune femme emmenée en Europe après le mariage puis séquestrée et prostituée par son mari. Ce reportage donne la parole à ceux qui «ont réussi » et mettent en garde contre les légendes de vie facile en Europe. «Mais il n’y a rien à faire. Tout converge vers l’idée que l’Europe c’est le paradis, mais c’est difficile de leur enlever ça de la tête », dit Thierry Ntamack, un jeune cinéaste qui partage son temps entre la France et le Cameroun.

On voit aussi des caméras cachées assez édifiantes qui montrent comment on peut très facilement obtenir de faux papiers officiels à Yaoundé, moyennant finance. L’an passé 550 ressortissants camerounais ont introduit une demande d’asile en Belgique. Un chiffre qui a doublé en trois ans.

Selon Maggie De Block, la secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, la moitié de ces demandes sont basées sur des faux papiers. Enfin, l’interview éclairante d’un maire d’un quartier de la capitale, il raconte comment il a marié des Français, des Suisses, des Canadiens, des Allemands… de 70 ans parfois avec des jeunes filles de 20 ans. Un peu désabusé, il explique qu’il est là pour vérifier si tout est en règle… pas pour juger.

© lavenir.net : Audrey verbist

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